Burchard, loc. cit., t. III, p
2. Antonio da Venezia, Gloriose memorie délie vite, e fatti illustti delli iommi pontefici e carddiali assonti dal serafico ordine... Trévise, 1703. Cf. Wadding, Annales minorum seu historia Iritiin ordinuin a S. Francisco institutoriim.
3. Armand (t. III, p. 25. A.) lisait, à tort, FILl, au lieu de FILIVS.
^L- ▼ ISPERO - ÏN DEO. L'Espérance debout, à gauche, vêtue d'une robe flottante, les mains jointes, les yeux levés vers un soleil rayonnant. Dans le champ, coupé en deux par le personnage : ▼ AN |
Bronze ; diamètre, 63 millimètres.
Armand, Les médaiUeurs italiens, t. III, p. 25, A. — A. Heiss, Les médaiUeurs de la Renaissance, Florence, r' partie, 1891, pi. XI, p. 85.
Nous n'attribuons que sous toutes réserves à Jean de Candida cette médaille, qui a appartenu à M. Feuardent, mais que nous ne connaissons quepar la phototypie d'Aloïss Heiss. En tout cas, ne s'agit-il ici que du droit; car le revers est évidemment de la main du « médailleur à l'Espérance », et la médaille est sûrement hybride. En effet, il y a discordance absolue entre le droit et le revers. L'âge de XXII ans, indiqué sur le revers, jure avec la physionomie du personnage qui paraît être à peu près deux fois plus âgé ; la lettre est plus grande et plus lourde que celle du droit, le relief est plus ambitieux, la facture plus pâteuse, plus brutale. Pour ce qui est du droit, le modelé et le relief, la façon de traiter les cheveux, le style des lettres, les points séparatifs en forme de petits trèfles, le cercle qui entoure la légende différencient totalement cette œuvre des œuvres du « médailleur à l'Espérance », et la rapprochent au contraire des œuvres de Candida, des Briçonnet par exemple, et du Julien de la Rovère. Cette effigie doit donc être supprimée de la liste des œuvres du maître florentin.
Armand a considéré ce portrait comme une resti-
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tiilion exécutée vers la fin du xv" siècle, et le personnage serait, d'après lui, un certain Neri Capponi né en 1388 et mort en 1457 ; mais il est inutile, croyonsnous, de supposer une restitution. Les Capponi' sont une ancienne et riche famille de marchands florentins, dont plusieurs membres étaient établis, dès la fin du xiii^ siècle, en France, oi^i ils étaient appelés « Les Chapons ». A la fin du xv' siècle, ils avaient à Lyon une importante maison de banque et de commerce, en rivalité journalière avec les agents des Médicis. Dans cette famille, le prénoui de Xeri est assez commun-, et Ton comprend que Armand ait pu se laisser induire en erreur; cependant ce prénom ne peut se rapporter, d'après nous, qu'à ce Neri Capponi né en 1453 et mort en 1519, jurisconsulte et banquier, adversaire de Pietro Soderini et partisan des Médicis, mêlé depuis 1490 jusqu'à sa mort à toutes les affaires de la république de Florence. Ce personnage fut plusieurs fois envoyé comme ambassaileur auprès de Charles Mil dans le courant des années 1494 et 1495, et concourut à la conclusion de la Convention de Turin (26 août 1495). C'est probablement vers cette époque que fut modelée cette effigie. Quelques années après, Neri Capponi fut chargé par Louis Xll de tout préparer pour la réunion du Concile de Pise, ce qui le mit de nouveau en rapport avec les
1' Pilon, Les Lombards en France et à Paris, Paris ,1892, in-8°, 1" partie, pp. 137, 144,149, 132-233, — Burehard, Diarium, t. II, 239. — Desjardins, Négociât, diplom. de la France avce la Toscane, t. I, pp. 66, 205, 266, 291, 377, 628-632, 638-49, 679; t. II, 20 ; t. V, 91, 159, 160, 381. — Bibl. nat., ms. fr. 2907, fol. 51.
2. En 1537, un Neri Capponi, banquier à Lyon, prèle de l'argent à un ambassadeur de François I. {Catal des actes de François I, t. III, n° 9396.)
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Briçonnet, les Sacierges, et autres amis de Candida, partisans à ce moment de la lutte contre le pape.