‹ Jean de CandidaChapitre 56 sur 67 · NICOLAS MAUGRAS · texte numérisé non relu

NICOLAS MAUGRAS

(Planche IX.)

+ NlCOLAVS95>MALEGRASSlqpEPS'S>VCECIEN- SIS ; à la fin de la légende, une petite coquille rappelant celles de Técusson du revers. Buste de Nicolas Maugras, à droite, vêtu de la soutane et du rochet. Le crâne est si largement mis à nu par la tonsure que Armand a cru que la tête était couverte d'une calotte ne laissant apparaître qu'une étroite couronne de cheveux.

1>". Coquille, IN^ VMBRA'y MANVS^SVE^s'PRO- TEXlTqspMEqpDNS. Ecu posé sur une crosse, chargé d'une ombre de soleil en cœur et de deux vannets (coquilles) en chef.

Cabinet de France, bronze ; diamètre, 80 millimètres 1/2.

Armand, loc. cit., t. 11, p. 86, n° 13. — Trésor de niim., Italie, 1^ partie, pi. XXVIII, n" 4. — Vente J. de Vries, etc., Amsterdam, 1894, n" 8 et pi.

L'exemplaire du Cabinet de France, d'après lequel a été exécutée notre phototypie, est un bon surmoulé ancien, sûrement préférable à l'exemplaire en argent de la vente de Vries, bien qu'il ait un demimillimètre de moins. Cette dernière pièce, en effet, a été ciselée, et les traces de la ciselure sont parti-

culièrement sensibles dans la bordure du rochet, qui a été défigurée par l'orfèvre.

Aloïss Heiss n'a pas admis dans sa liste la pièce de Nicolas Maugras ; il ne peut cependant pas y avoir d'hésitation en ce qui la concerne. Pour le style et le modelé de la figure et du revers, elle se rapproche surtout du Guillaume des Perriers ; pour le costume, elle est identique à la seconde médaille de Robert Briconnet et au Julien de la Rovère ; la légende entoure complètement letfigie comme dans le François!, la Marguerite d'Angoulême et d'autres encore; enfin, les points séparatifs sont ceux que nous avons si souvent rencontrés. Le Maugras ne diffère des autres pièces de Candida que par l'importance du rebord qui est très élevé, et dont le fort relief a exigé des lettres plus grandes que celles que Ton rencontre sur les autres médailles.

Le peu que l'on sait de ce personnage, on le doit à la Gallia ChristianaK 11 fut conseiller du roi et docteur endroit canon. Il appartenait au clergé régulier, et c'est ce qu indique d ailleurs sa large tonsure monastique ; il fut même religieux profès, mais nous ignorons dans quel ordre il fit profession. Elu par le chapitre d'Uzès le 8 août 1483 et confirmé par l'archevêque de Narbonne le 1 octobre suivant, Nicolas prit possession de son évêché ; mais il n'en resta pas paisible possesseur, car la nomination de Jean de Saint-Gelais au même évêché fit naître de graves contestations qui n'étaient pas encore apaisées en

1. Gallia Chrisliana, t. VI, p. 6i3. —Cf. Gams, Séries episcoporum, et le Trésor numismatique, loc. cit.

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1489. Maugras avait prêté serment à Charles VIII pour le temporel de son évêché dès 1486, et il resta évêque jusqu'à sa mort, "qui arriva le 3 octobre 1503. Notre médaille se place donc entre les deux dates 'extrêmes de 1483 et de 1503, mais plus près de la seconde.

PIERRE BRIÇONNET (Planche XIII, n* 15.)

- PETRVS - BRIGONNET - MILES - FRANCIE GENERALIS. Buste de Pierre Briçonnet, à droite; coiffé d'un bonnet ou béret plissé verticalement, et dont la partie inférieure se relève en un large replis droit contournant la tête, sauf sur le devant ; les cheveux longs couvrant l'oreille, les favoris descendant presque à hauteur de la bouche ; vêtu d'une robe plisséeet sans collet, laissant apparaître le collet du vêtement de dessous. Au dessous de la tranche du buste :MCCCCCIII -.

Revers lisse et limé.

Cabinet de France, bronze ; diamètre, 61 millimètres. Cet exemplaire est ancien, mais défectueux^. Son diamètre serait le même que celui du Thomas Bohier, si la tranche n'avait été limée de façon à faire disparaître le cordon entourant lalégende, cordon qui se voyait sur l'exemplaire en plomb publié par Charvet~, de même qu'il se retrouve sur la médaille de

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