‹ Jean de Jandun et ses œuvres (1280-1328)Chapitre 13 sur 13 · Muratori, XIII, 664; cf. Noël Valois, p · texte numérisé non relu

Muratori, XIII, 664; cf. Noël Valois, p

2. Cependant, si l’on s’en rapporte à un témoignage de Michel de Césène, Jean de Jandun serait mort quatre mois plus tôt, à Todi, alors qu’il se rendait de Rome à Ferrare (cf. N. Valois, p. 600); ce qui, en tout cas, ne change pas la date de l'année de la mort de Jean de Jandun.

M. Noël Valois 1 : « L’influence exercée par Jean de Jandun s’est prolongée, dit-il, longtemps après sa mort. C’est principalement comme philosophe qu’il a survécu... Les éditeurs lui décernaient les titres d’ « homme très perspicace », de « philosophe clarissime », « très excellent » ou (c très pénétrant », ou bien de « très éminent » et « très perspicace péripatéticien ». Encore au xvne siècle, César Cremonini2, le dernier représentant de la scolastique averroïste, faisait de Jean de Jandun un usage journalier et volontiers lui empruntait le texte de ses leçons...

» La mort de Jean de Jandun, qui, d’ailleurs, semble avoir passé inaperçue en France, n’interrompit pas l’effet du ressentiment de Jean XXII... Le 30 mai 1 329, il avait ordonné au chantre de Paris de faire de nouveau publier le procès de Jean de Jandun et de Marsile de Padoue, ces « détestables hérétiques », en même temps que ceux de Louis de Bavière et de Pierre de Corbara. L'ordre fut exécuté le 11 juin, et, à l’issue de la cérémonie, le provincial des frères Mineurs de France prit la parole, au nom du chapitre général alors assemblé à Paris, pour donner aux sentences pontificales son entière approbation. »

Page 1