La Colombe et la Fourmi
retrouve l'arbre où il était accoutumé de grimper à l'heure de l'affût.
Au bord de quelque bois sur un arbre je grimpe, Et, nouveau Jupiter, du haut de cet Olympe
Je foudroie, à discrétion,
Un lapin qui n'y pensoit guère.
Je vois fuir aussitôt toute la nation
Des lapins, qui, sur la bruyère,
L'œil éveillé, l'oreille au guet, S'égayoient et de thym parfumoient leur banquet*.
Enfin il a escaladé sa « montagne », et parvenu sur le plateau, il découvre les toits de sa ferme.
La Bique vient au-devant de lui :
La Bique allant remplir sa traînante mamelle Et paître l'herbe nouvelle 2.
Un peu plus loin un grison
se rue
Au travers de l'herbe menue Se vautrant, grattant et frottant.
Gambadant, chantant et broutant En faisant mainte place nette'.