‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 35 sur 105 · IV. — LES VERS DE REDEVANCE · texte numérisé non relu

IV. — LES VERS DE REDEVANCE

Il ne fut jamais à demeure chez Fouquet; il logeait chez les Jannart, et faisait de fréquents voyages à Château-Thierry pour y exercer sa charge de maître des eaux et forêts, mais le surintendant l'accueillait volontiers. Le ton sur lequel le poète se plaignit un jour d'avoir croqué le marmot à la porte de Fouquet, laisse deviner sur quel pied s'étaient établies les relations du protecteur et du protégé \

Ce jour-là il s'était rendu à Saint-Mandé pour offrir au surintendant « le tribut d'une profonde révérence ». (Fouquet se plaisait dans cette magnifique résidence de Saint-Mandé alors célèbre par sa bibliothèque, ses galeries et ses jardins.) Après une heure d'attente, La Fontaine avait dû partir.

J'eus le cœur gros sans vous mentir.

Mais tout de même, que Fouquet n'aille pas s'imaginer que notre homme en pensa mourir de chagrin !

Page 1