I. Epilre à Monsieur le duc de Bouillon, v. 109 et suiv
p JÊÀH DE LA POKTAÎNË
apitoyer îe duc de Bouillon, La Fontaine exagère ses sentiments de famille, et il va un peu loin quand il étend sa sollicitude jusqu*à la nourrice de son fils : ce dernier avait alors neuf ans.
Il demande au duc de ne pas implorer la clémence du Roi pour une affaire de si peu d'importance; il suffira d'agir
Près de celui qui dispose de tout,
c'est-à-dire de Colbert. Bouillon dut sourire de cette requête ingénue. Solliciter Colbert pour le protégé de Fouquet, l'ami de Pellisson, l'auteur de cette Elégie^ qui, depuis un an, émeut la pitié du public en faveur du surintendant déchu ! Le poète lui-même paraît soupçonner que la chose est scabreuse, car il souhaite que la jeune duchesse joigne son « entremise » à celle de son époux, et dise, elle aussi, « un mot sur cette affaire ».
Quelle fut la suite? On l'ignore; mais on sait que la duchesse resta toute sa vie une des meilleures amies de La Fontaine, et que celui-ci, jusque dans sa vieillesse, lui prodigua les louanges les plus tendres et les plus délicates.
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