ACTE DEUXIÈME
Êtes-vous assez primitif!... mais c’est peut-être pour cela que je vous aime.
JEAN
Alors pourquoi cherchez-vous à me moderniser?
HORTENSE
C’est dans votre intérêt, mon pauvre ami! Vous n’arriverez à rien avec vos idées de l’autre monde. .. Il faut ressembler à ses contemporains.
JEAN
Auquel? A ce joli garçon que vous m’avez présenté?
HORTENSE
Vous allez être jaloux de Roblot, maintenant?
JEAN
A quoi voyez-vous que j’en sois jaloux?
HORTENSE
Daniel à ce que vous le trouvez joli.
J E A Ni se levant.
Moi? Je le trouve affreux.
HORTENSE
C’est encore plus grave. Quoi 1 sérieusement, il vous porte ombrage?
JEAN I)E TIIOMMERAY.
JEAN
Pas du tout. Qu’une jeune femme parle tout bas à un jeune homme, quoi de plus naturel?
IIOBTENSE .
Je lui ai parlé bas?
Quand il est sorti.
JEAN
IIORTENSE, B la cheminée.
En effet, je lui donnais un rendez-vous pour demain. Vous ne le croyez pas, vous avez tort. Léopold... car il s’appelle Léopold avec votre permission...
JEAN
Tenez, Hortense, ne vous jouez pas de moi, je no comprends rien aux coquetteries parisiennes. Il y a évidemment un mystère entre ce jeune homme et vous : si vous m’aimez, confîezle-moi.
HORTENSE
J’ai besoin de 50,000 francs demain matin, et ce petit Roblot, qui est un furet, s’est chargé de me les trouver; êtesvous content?
50,000 francs?
II0RTE NSE .
Oui, j’ai fait des billets qu’il faut payer...
JEAN
Des billets!