ACTE TROISIÈME
homme à femmes du monde, vous! — Mes compliments, mon cher! je comprends maintenant votre départ pour la Bretagne: Cythèrel dix minutes d’arrêt!
jean.
Je vous assure...
BLANCHE
Allons donc! est-ce que je ne connais pas ça? La casse est toujours suivie d’un raccommodement, sinon d’un raccommodage. Je vois la scène d’ici, a Monstre! — Ange adoré! » Attendrissement, rendez-vous pour ce soir, (a part.) Mais c’est elle qui posera. (Haut.) Adieu, monsieur le vicomte. Mes respects à la femme de trente ans.
JEAN
Adieu donc.
BLANCHE
Ne pas oublier de vous rendre votre peigne. Yous comprenez que je ne peux plus le garder. Yous l’offrirez à l’ange adoré, quoiqu’il en ait probablement moins besoin que moi.
(Elle flte son peigne et le jette sur la table; ses cheveux se déroulent sur son dos.)
JEAN, très-troublé.
Je vous en supplie, Blanche, gardez au moins ce souvenir.
BLANCHE
Il ne me rappellerait qu’un ingrat.
JEAN
Mais vous ne pouvez pas sortir ainsi...
BLANCHE
Croyez-vous? Eh bien, recoiffez- moi! ( sue s’assied sur une
chaise.)
JEAN
Que je vous recoiffe ?
BLANCHE
Sans doute, puisque je ne peux pas sortir comme ça. Voyons, montrez vos talents.
Je ne saurai jamais.
BLANCHE
Éducation négligée. (Jean prend les cheveux de Blanche et les baise.)
Mais à quoi pensez-vous donc, coiffeur? Laissez cela, j'aurai plus tôt fait moi-même. (Eue se lève et rattache ses cheveux devant la irlace.)
JEAN, à part.
Décidément, je crois qu’il vaut mieux écrire... j’écrirai.
(Il prend son chapeau et ses gants.)
BLANCHE
Adieu, monsieur le vicomte.
JEAN, le chapeau è la main.
Où dlnons-nous?
BLANCHE , lui prenant le bras.
OÙ tu voudras, (ils sortent.)