PAIX INTERIEURE ET EXTERIEURE
Rivalité de l'Angleterre et des Provinces-Unies. — Exigences de l'Angleterre.
— Acte de navigation. — Forces navales des deux pays. — Tromp et Blake.
— Succès de la flotte anglaise. — Mort de Tromp. — D'Obdam le remplace.
— Mesures financières et militaires prises par de Witt. — Dispersion de la flotte des Etats par la tempête. — Détresse des Provinces-Unies. — Le Portugal leur enlève le Brésil. — Leur isolement diplomatique. — Leurs négociations avec l'Europe. — Leurs relations avec la France. — Ambassade de Chanut à la Haye. — Direction des affaires étrangères par de Witt. — Embarras intérieurs. — Espérances du parti orangiste. — Résistance des Etats de Hollande. — Discordes populaires. — Soulèvement d'Enckhuysen. — Dangers courus par de Witt et son père. — Tentative de la Zélande en faveur du prince d'Orange. — Les Etats de Hollande se tiennent sur la défensive. — Apaisement des troubles. — Nécessité de la paix. — Négociations avec l'Angleterre. — Ambassade envoyée à Londres. — Prétentions de Gromwell. — Proposition d'exclusion du prince d'Orange. — Clause de tempérament acceptée par les Etats de Hollande. — Hésitations des Etats généraux. — Imprudences commises dans les négociations avec Gromwell. — Signature conditionnelle du traité de Westminster. — L'acte d'exclusion imposé aux Etats de Hollande. — Correspondance privée entre de Witt et Beverningh. — Aucune complicité avec Cromwell n'est imputable à de Witt. — Délibération des Etats de Hollande. — Vote de l'acte d'exclusion. — Irritation du parti orangiste. — Protestations des Etats généraux. — Déduction des Etats de Hollande préparée par leur Grand Pensionnaire. — Sa conduite. — Son autorité prépondérante.
Jean de Witt prenait la direction du gouvernement sous de menaçants auspices. A peine lancé en pleine mer « comme un vaisseau qui aurait eu besoin de réparations pour naviguer * w , le nouveau gouvernement, dont le Grand Pensionnaire devait être en quelque sorte le pilote, était jeté au milieu des écueils. Au moment où les intérêts des Provinces-Unies étaient inséparablement liés à la conservation de la paix, la guerre étrangère venait les surprendre,