‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 13 sur 219 · Usg. 1546, London, 1547, in · texte numérisé non relu

Usg. 1546, London, 1547, in

Les Annales de Francis Godwin, London, 1630, in-fol., disent que notre navigateur Était Portugais : « Sebastian Cabota, a Portugal, » Godwin ne naquit qu'en 1561, et il ne cite pas ses autorités pour cette curieuse assertion. John Strype qui passe généralement pour n'avoir consulté que des documents authentiques, dit (Ecclesiast, Memorials, 1822, t. II, part. I, p 520} que Stbastien Cabot était « of genoese parents, » mais lorsque nous le voyons au paragraphe suivant citer les Annales de John Stow au sujet de la disette de 1555-6, nous sommes disposé à croire que c’est au pauvre tailleur dont il a écrit la vie et publié l'œuvre principale (Survey of London) que Strype a emprunté son assertion au sujet de la nationalité de Sébastien Cabot,

de son noble chef, que les historiens de l'Angleterre commencent à insérer dans leurs écrits de brefs détails sur les voyages au Nouveau-Monde'. C’est alors seulement qu’on voit le nom de Cabot ou de Gaboto figurer dans une chronique anglaise.

À en juger par les lettres patentes que nous avons citées, le manuscrit de la collection de Robert Cotton: et la carte de 1544 qui était exposée dans les galeries du palais de Whitechall, et dont nous reparlerons, les documents contemporains, tenant compte seulement de la nationalité officielle de Jean Cabot, ne le qualifiaient que de Vénitien; et cependant, les premières histoires ou chroniques anglaises qui s’occupent des Cabot, déclarent toutes que Sébastien était fils de Génois.

Dans la troisième édition de l’Epitome de Thomas Lanquet, publiée en 1559°, on lit que Sébastien Cabot avait pour père un Génois : « Sebastian Gaboto,

1, Richard Grafton, cépendant, dans son édition de 1550 de la Chronique de Halle (t. II, f. 158) accorde quelques lignes à l'expédition suggérée par Robert Thorne et conduite par John Rut 1u nord-ouest en 1527.

La première allusion à la découverte du Nouveau-Monde que donne un livre imprimé en Angleterre, se lit dans la traduction faite sur la version française de la Sfultifera navis, de Sébast. Brand (Londres, Caxton ou Wynken de Worde, 1509. B. LA. V. Addit. no 33). Viennent ensuite six vers dans une sorte de pièce de théâtre: À New Interlude, Lond,, 1511 ou 1519 (Loc. cit., n° 38); une autre brève allusion à l’« Armenica », dans un opuscule de 1522 (Of the newe landes ; B. A. V., n° 116); mais ce n’est qu’à dater de la compilation de Richard Eden (1555) qu’on trouve un véritable récit, simple traduction d’ailleurs de Pedro Martyr et d’Oviedo.

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