Idem, n° 206, p
plit des fonctions diplomatiques jusqu'en avril 1500. Envoyé auprès de l’empereur à Bruges, il ne revint dans sa patrie qu'au printemps de 1506, en passant par l'Angleterre,
À l'inverse de Puebla, Avala, malgré son caractére ecclésiastique, était un gentilhomme de fitre allure, médiocre latiniste mais diplomate habile! dépensier et batailleur. Sans rapports avec son collègue d’Espagne qu'il méprisait, Avala vivait au contraire dans l'intimité de Raimondo di Soncino, l'ambassadeur de Ludovic le More, qui tenait alors Génes en fief de la couronne de France. Il correspondait même directement avec ce dernier, et, pour nous servir des termes du diplomate milanais, « Ayala était autant au service du duc de Milan que Raimondo lui-même *. »
A l'ambassade milanaise, Pedro de Ayala rencontrait souvent ces Génois distingués qui jouissaient d’un tel crédit à la cour d'Angleterre, que plusieurs d’entre eux furent chargés par Henry VII de missions diplomatiques auprès du pape et du roi de France.
C'étaient Agostino, Antonio, Bencdetto et Francesco Spinola, Zoane Battista de Tabia, médecin du roi, Cipriano de Fornari, etc*. Cette époque était celle des
1. C'est le Peter Hyalas de Halle, de Grafton, de Holinshed, ct l'Elias de Bacon (Hist. of Henry VII, p. 174), qui négocia la trêve entre Jacques IV et Henry VII, en 1497.