C. Desimoni, {ntorno a Giovanni Caboto, p
Supra, page 102.
Anlé 1500.
Gaspar CORTEREAL. Premier voyage ou tentative dans la direction du nord-ouest, confirmée par une phrase des lettres-patentes dattes de Cintra le 12 mai 1500. Dans ce document, le roi Manoel, en concédant à Gaspard Cortereal les îles et terres fermes que ce dernier pourrait découvrir au cours du voyage qu'ilse propose d'entreprendre, rappelle qu'il en a déjà cherché de son chef et à ses dépens : «4 quamtos esta nosa carta de doaçaaom virem faxemos saber que por quamto gaspar corterreall fidalguo da nosa casa os dias pasados se trabalhou per sy e à sua custa com nauyos e homes de buscar e descubrir e achar com muyto seu trabalho e despesa de sua faxemda e peryguo de sua pesoa algumas ilhas e terra firme..." »
Cette première expédition, infructueuse, ce semble, ne doit pas être confondue avec celle qui, selon Damiano de Goes ?,
appareilla de Lisbonne au commencement du printemps de l'an 1500, laquelle est aussi différente de l'expédition dont Pasqualigo nous à conservé une relation ‘, puisque cette dernière, selon Cantino, ne partit du Portugal qu’en janvier 1501.
1. FRacanzio pa Moxrazsoppo, Puesi Nouamente Retrouati, Vicentia, 1507, in-4, lib, VI, cap. Cxxxvi.
2. Damiano DE Gors, Chronica do felic, Rer dom Emanvel. Lisboa, 1566, in-fol., t. 1, f. 65.
3. E. À. DE BerrencouxT, Descobrimentos, guerrase conquestas dos Portuguezes em terras do ultramar ; Lisboa, 1881, in-4, lithographié, t. I, p. 137.
Gaspar CorTEREAL. Deuxième voyage. Pietro Pasqualigo, ambassadeur de la république de Venise auprès de Manoel, dans une lettre datée de Lisbonne le 19 octobre 1501, rendant compte de l’arrivée d’une des caravelles de Cortereal, dit que ce dernier vient de découvrir une terre ferme, laquelle est le prolongement d'une contrée qu'il avait trouvée au septentrion l’année précédente : « sia terra ferma la qual continue in una altra terra che lano passato, fo discoperta sotto la tramontana'. »
Gaspar Cortereal fit donc une expédition, couronnée de succès, avant celle dont Pasqualigo signale le retour à Lisbonne en octobre 1501.
Le hardi navigateur était revenu en Portugal de sa première tentative avant le 12 mai 1500, commeil appert des lettrespatentes octroytes sous cette date. Il partit de nouveau pour le nord-ouest dans le mois de janvier 1501, aux termes de la dépèche
#, Juan DorNeros où Dorveros, Navarrete (Cokccion de viages, t IT, p. 41 et 77), suppose que la lettre des Rois Catholiques du 6 mai 1500, invitant Dornelos à venir à la cour pour s'expliquer au sujet d'un projet de voyage « à descubrir con cierlos navos por nueslræ mares », a trait à une expédition aux pays découverts par Jean et Sébastien Cabot, Ce n'est qu'une hypothèse, et on ne sait de ce projet que ce qu’en'dit la lettre précitée.
de l'ambassadeur du duc de Ferrare *. C'est donc entre mai 1500 et janvier 1501, que Gaspar Cortereal entreprit sa seconde expédition. Damiano de Goes dit que ce fut au commencement du printemps de l'an 1500 : « armou bua nao com ha qual bem esquipada de gente, e de todo ho mais necessario, partio do porto de Lisboa no comeco do verao do anno de mil, e quinhëtos”, » Le chroniqueur portugais fait erreur quant à l'époque, car cette expédition ne fut autorisée, évidemment, que par la Carta de Doaçüo précitée, laquelle ne fut signée que le 12 mai 1500, à Cintra.
On doit donc admettre que Gaspar Cortereal fit trois voyages :
Le premier, simple tentative sans résultats, avant mai 1500.
Le second, entre mai et décembre de cette année. C'est celuici qui est l'objet du présent chapitre.
Le troisième, entrepris au mois de janvier 1501, où le hardi navigateur perdit la vie, et que nous décrivons dans le chapitre suivant.
On a attribué le second voyage à des Vénitiens, mais Biddle a démontré * que la phrase « conjuncla cuidam plagæ alias a Nostris peragrate », prètée à Pasqualigo, n’est qu'une interpolation d'Archangelo Madrignano, auteur de la traduction latine si inexacte des Paesi *.
Le peu qu’on sait de ce second voyage est dérivé de Galvam et de Goes. Galvam dit :
« Partio da Ilha Terceira com dous navios armados à sua custa, Joy à quelle clima que està debaixo do Notte em cincoenta graos daltura. He terra que se agora chama de seu none, tornou a salvamento a Cidade de Lisboa LS |
De Goes ne fait pas partir Gaspar Cortereal de Terceire, mais de Lisbonne; etil ajoute : «no começo do veram do anno de mil e quinentos. Nesta viagem descobrio pera queila banda do Norte, buma terra que por ser muilo fresca e de grandes aruoredos, como o sao todas as que jaxem pera aquella banda The pos nome terra verde… e costeou buma boa parte della se tornou ao regno. »
Dans la plus ancienne carte portugaise connue ”, la « Terra de
cortte Reall » est, en effet, entre le jo" et le 53° nord, position qu'on retrouve dans les cartes de mème origine de la première moitié du xvi° siècle. Comme à l’époque où elles furent dressées l'ile de Terre-Neuve se soudait toujours au continent, c'est probablement au littoral de cette île, à la hauteur du cap Saint-Jean, que Gaspar Cortereal atterrit vers juin 1500.
2, AuverTo CanriNo, Dépêche du 17 octobre 1501; #nfra, p. 262.