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Sépasrien Camor. Ce voyage, pour le compte de l’Espagne, était en préparation au mois de mars 1516 « Expectaïque indies ut nauigia sibè parentur, quibus arcanum hoc nature latens lam tandem detegatur. Martio mense anni futuri MDXVI puto ad explorandum discessurum. » I ne parait pas avoir été accompli.
— Pepro Manryr D'ANGHIERA. Decad, I, lib. vi, f. 56 4, de l'édit de Basle, 1533, et p. 233 de celle de Paris, 1587.
— Supra, p. 113.
Tuomas PErt et SEBASTIEN CaBorT. Expédition pour le compte de l'Angleterre, mais qui aurait avorté à cause de la pusillanimité de l'amiral Pert; » whose Jaynt heart was the cause that that voiage took none effet. « On ne sait s’il faut conclure de ce passage que le voyage avorta au Nouveau- Monde même, ou bien si ce fut dans le port où s’équipait l'expédition.
— Ricuarp Even. Treaties of the Newe India with other Newfoundlundes and Ilandes, Lond., 1553, in-4, dédicace.
— Supra, p. 113-115.
Antè 1521.
Joo ALvares Facuxpes. Les expéditions de ce gentilhomme portugais résultent d’une Carta de Doaçäo, du roi Manoel,
* ExpéDITION DES ANGLAIS « que fucron a reconocer à los Bacalluos, » placée par Herrera (Decad. II, lib. v, cap. n1, p. 114), sous la date de 1519. Ce chroniqueur, à notre avis, fait confusion avec le voyage de 1527, cité ci-après.
datée de Lisbonne, le 13 mars 1521, dans laquelle il est dit que le roi ayant promis à Fagundes, par une cédule antérieure, la seigneurie des îles et terres qu’il découvrirait, cette condition se trouvant réalisée, le roi lui octroyait : « la terre dite ferme, à partir de la ligne de démarcation qui sépare les possessions de la couronne de Castille, du côté du Sud, jusqu’à la terre découverte par les Cortereal ; en plus, la baie d’Auguoada, sur la côte nord-est et sud-est, les îles auquelles Fagundes a donné son propre nom: «a que elle pos nome flagumdas », c’est-à-dire : Sam loam, Sam Pedro, Santa Ana et Santo Anlonio ; l'archipel de Sam Panteliom avec l'ile de Pitiguoem, et les îles des Onze-Mille-Vierges et l’île de Santa Crux, qui est tout près du banc, et une autre Île qui s’appelle Santa-Ana, aperçue mais non encore revendiquée : « que foy vistra e non apadroada'».
M. Do Canto a l'obligeance d'appeler notre attention sur un ancien manuscrit généalogique, où il est dit que « Joño Alevarez Fagundes a découvert la « Terra-Nova, » contrée aujourd’hui appelée « Cabo Bretäo, » que le roi la lui concéda, et qu’il y établit des pêcheries de ‘Bacalhaos, qui devinrent très lucratives pour le Portugal. » Ces assertions concordent avec ce que nous rapportons, d’après Francisco de Souza (infra, sub anno 1525), car Fagundes était de Viana. Rappelons, cependant, que selon l'ordonnance de Leiria, précitée, des pêcheries portugaises existaient déjà à la « Terra-Nova » en 1506.
À l’appui des prétentions de Fagundes, M. de Bettencourt publie une carte extraite de l’Atlas manuscrit de Lazaro Luiz, lequel fut construit en 1563.
Dans cette carte, l’île de Terre-Neuve n’est pas fragmentée,
1. « Ssegundo vimos per o dilo aluara por uen doquall aluara elle foy a descobrir lerras e ilhas haa dita parte nelle conteudo e ora nos ffex certo per testemunhas dinas de ffee que elle achara as terras e ilhas sseguintes, a Saber, a terra que sse dix ser ffirme,.…. Dada... lixboa uos xnt dias de Março, Manuell da fonsseca a ffex auno de mill v° xx1.» Lettre royale publiée par M, de Bettencourt.
et le détroit qui la sépare du continent porte le nom de bella Iha. Le Saint-Laurent, la péninsule gaspésienne, Anticosti et l'ile du Prince-Edward sont à leur place. Il n'y a pas d'ile Saint-Jean dans l'Atlantique, mais le détroit de Canso est omis. Comme dans la carte de Desceliers de 1550, une grande île imaginaire, conception erronée de la péninsule étranglée entre les baiesde Fortune et de Plaisance, bloque en partie l'entrée méridionale du golfe Saint-Laurent. Nous avons ici, évidemment, une carte non lusitano-française, mais franco-lusitanienne ; ce qui n’est pas précisément la même chose.
La partie véritablement curieuse est la Nouvelle-Ecosse, émaillée de pavillons espagnols, et portant cette légende : « À terra Doo laurador q descobrio Joaom Aluerëéz |[Fagundes}», mais, ce qui implique une contradiction, c’est, sur le littoral de ce pays même, l'inscription : « costa que descobrio esteuño guomes. »
M. de Bettencourt dit que sur la carte qui accompagne le Breve tratado de Marinbaria (MS. sur vélin de la bibliothèque de M. le duc de Palmella, mais dont nous ne connaissons pas la date) « veem-se a Santa Crux a San Pedro e a Fagunda.» Nous n'avons relevé ce nom de « fagiüda » que sur la carte de Ferdinando Vaz Dourado, dressée en 1571 ‘, où il est donné à un îlot imaginaire, situé dans l'Atlantique entre deux îles de Santa Crux, non moins problématiques, par 43° 30’ de latitude nord.
- E, À. ne Brerrencourr. Descobrimentos, guerras e conquistas dos Portugueses em terras do Ultramar nos seculos XV € XVI. Lisboa (sine anno sed 1881)
lithographié, in-4, t. I. p. 132-135.
Boletim da Sociedade de Geographia de Lisboa, Porto, no de décembre 1877, P+ 72:
Antè 1523.
Lucas VAsQUEz DE AYLLON, est surtout noté pour son expédition de 1526 à Chicora, région située au sud de 40° nord. Ante-