Oviedo, Historia Gencral, Hb. xx1, cap. x, t. II, p
Ces dates peuvent se concilier en admettant que Gomez appareilla de la Corogne à la fin de l’année 1524, qu'il atterrit en 1525, et qu'il revint à son port de départ au mois de novembre 1525. Ce qu’on peut opposer à notre concordance, c’est que Pedro Martyr dit que le voyage dura dix mois : « Jsnec relo ne que a se promisso Cataio repertis regressus est intra mensem decimum a discessu ‘. » Or, comme Gomez retourna en novembre 1525, pour être d'accord avec Pedro Martyr, il faudrait placer son départ au mois de janvier de cette même année.
Quelle fut l'étendue de sa découverte ?
Les renseignements les plus anciens sont consignés dans ce mème Sumario d'Oviedo :
« Gomez se rendit à la partie du nord, y trouva une grande terre qui faisait suite à celle qu’on nomme des Bacallaos, continua à l’ouest, par 40° et 41° — fue à la parte del Norte, à hall mucha Tierra, continuada con la que se Ilama de los Bacallaos, discurriendo al Occidente, à puesta en quarenta Grados, à quarenta i vno?, »
Dans son Historia General, alors qu’il avait les cartes de Diego Ribeiro et d’Alonso de Chaves sous les yeux, Oviedo recule cette limite jusqu’à 42° 30° : « desde quarenta é un grados hasta quarenta & dos y medio *. » Cette modification est la preuve, à nos yeux, que les latitudes données par ce chroniqueur ne reposent pas sur des preuves documentaires, et, qu’en fin de compte, c'est au planisphère de Ribeiro que le critique doit emprunter ses renseignements sur la position des régions découvertes par Estevan Gomez. Cet habile cartographe les localise entre 45° et 53° de latitude nord. Garcia de Toreno inscrit le nom de Gomez un peu au nord du grand estuaire, lequel est censé représenter la
baie du Penobscot, par 45°. Ce serait donc la Nouvelle-Écosse
t. Pedro Martyr, loc, cit, decad. VIII, cap, x, f. Cxvil. 2. Oviedo, Sumario, p. 16, 3. Historia General, loc. cit.
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qu'il faudrait attribuer À notre navigateur, car l'absence de la grande baie de Fundy sur toutes les cartes sévillanes ne permet pas de reporter sa découverte plus à l’ouest.
Antonio Galvam donne un récit différent '. Selon cet historien, le comte Fernando d’Andrade, le D' Beltram, et un commerçant qu’il appelle Christoval de Sarro (mais qui doit être Christoval de Haro, riche armateur d'Anvers, lequel après avoir eu un comptoir à Lisbonne vint s'établir à Séville en 1519°), à leurs frais, fournirent à Gomez unegaléace pour cette expédition.
D'un port de Galice, Gomez se serait rendu à Cuba, d’où il aurait été à la péninsule floridienne, et, alors, ne naviguant que de jour pour éviter les Ccueils d’un pays inconnu, il aurait remonté jusqu’au cap Race, par 44° de latitude nord, et, de ce point, il serait revenu à la Corogne après une absence de dix mois, avec une cargaison d'esclaves. |
On retrouve dans certaines parties du récit de Galvam les traces d'emprunts faits à Pedro Martyr, par exemple l’anecdote fondée sur le calembourg : « esclauos enim Hispanum idioma seruos appellat, et gariophyllos nuncupat clauos, » mais nous n'avons pu découvrir ses autres sources d’information.
— P, MarTYR D’ANGHIERA, De Orbe Nouo, Compluti, 1530, in-fol., Decad. VI, cap. x, Decad, VIII, cap. x, f. XC, cxvnI.
— Ovispo, Natural hystoria de las Indias (ou Sumario). Toledo, 1526, infol,, cap, x, f xiv. Historia General, lib. xxi, cap, 1x, x, t. II, p. 147.
s. « No mismo anno da Era de 1525, e partioo Piloto Esteuño Gomez do Porto contra a parte do Norte... nam The fallou o Conde D. Fernando Dandrade, eo Doutor Bellr@o, eo mercudor Christouüo de Surro [sic], que The armarüo hum galeaô pera este descobrimento tam desejado.…. Partio de Galiza, foy tomar ba ilha da Cuba e a ponta da Florida, nauegando de dia por naô saber a terra, e ver em toda baia, angra, rio, enscada se passava a outra banda, dix que chegardo ao Ciibo Raso, que est aa da parte do Norte, em quorenta e quatro graos ddltura, donde tomaraÿ a Cidade de Crunba, carregar descrauos. . Esteuaÿ Gomez por der mexes no caminho, » Antonio Galvam, Tratado, p. 67-68.