‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 164 sur 219 · W.B. Turnbull, Calendar, 1533-1558, p · texte numérisé non relu

W.B. Turnbull, Calendar, 1533-1558, p

NAVIRE FRANÇAIS spolié dans les parages de Terre-Neuve par le maître Hore ci-dessus mentionné, et «many gentlemen of the Inns of Court, and of the Chancerie », c’est-à-dire, des avocats et des avouéts. Le capitaine français fut indemnise par Henri VIII.

— HAKkLUYT, loc, cit,

Navire RocHELLoIs rencontré à la rivière St-Jacques par Cartier le 12 juin1534:«ll ya vneaultre bonne ripuiere plus grande, oùily a pluseurs saulmons; nous la nonmasmes la ripuiere Sainct Jacques. Estans à icelle, nous aperseumes vng grant nauire qui estoit de la Rochelle, qui auoit passé la nuyt [cherchant] le hable de Brest, où il pensoit aller faire sa pescherie; et ne sçauoient où ils estoient !. »

Comme il est de tradition * que les archives des Charentes renferment des documents établissant que des pècheurs rochellois seraient allés à Terre-Neuve même avant Colomb, nous avons cherché à instituer des recherches à la Rochelle. Il ny a rien de fondé dans cette croyance. La bibliothèque et les

1. Relation originale du voyage de Jacques Cartier, Paris, Tross, 1867, in-8, P. II.

2. Cette tradition n'a probablement pas d'autre origine que la phrase de Thevet : « Quelques huict lieues de là tirant tousjours de la part de septentrion nous apparoist une grand'terre nommée de Courtreal descouverte l’an mil cinq cens un par un capitaine nommé Courtreal, Portugais de nation, toutesfois que quatorze ans auparavant elle eust esté visitée par quelques capitaines Rochelois de la part du goulfe de Mcrosre (?) »; Cosmographie universelle, 1875, in-fol,, liv. xxni, f. 1022. « Falsa pro veris summa fiducia semper scriberet », dit de Thou en parlant de Thevet; Historia, Aurelian., 1626, in-fol., lib. xvi, t. I, p. 502 A.

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archives de cette ville furent confisquées par le cardinal de Richelieu en 16283 et les dépôts reconstitués ne contiennent que des documents postérieurs à cette date, ou les copies qui servirent à l'Histoire de la “Rochelle du P. Arcère.

ExpéprrioN ROCHELLOISE. Prêt à la grosse de 200 livres fait le 23 avril 1539, devant B. Pelloquin et Fr. Berault, notaires à La Rochelle, par Guillaume du Jau, marchand et bourgeois de La Rochelle, à Robin de Gerauby, maître de la Catherine de Saint- Jean de Luc, du port de 80 tonneaux environ, Sur le point d'aller pêcher les « mollues à la terre nefve ! ».

ExPÉDITION ROCHELLOISE. Prèt à la grosse de 32 livres 10 sols, fait le 28 mai 1539 devant M° Pelloquin, à Pierre Denebault, bourgeois et marchand de La Rochelle, par le mème du Jau, sur un navire qui était alors à la « terre nefve », nommé le Nicolas de La Rochelle, maître Jannert, Janvert ou Jauvert de Sanche".

Antè 1539*.

Le GRAN CAPITANO DEL MARE FRANCESE, dont Ramusio nous a conservé le récit, mais traduit en italien. Parti de Dieppe avec deux navires; ce capitaine anonyme se rendit d’abord à la Nou-

1. Renscignements obligeamment communiqués par M. Musset, bibliothécaire de la ville de La Rochelle.

* Nous omettons l'expédition de Hernando de Soto (1538-1543), car il n'atteignit que 38° de latitude nord.

velle-France, « da gradi 40 fino a gradi 47 sotto il polo artico », d’où il alla au Brésil, à la Guinée, à Madagascar et à Sumatra. Ce voyage fut accompli après la première expédition de Jacques Cartier, puisque dans ce récit il est fait mention du « golfo delli Castelli », c’est-à-dire du détroit de Belle-Isle, découvert et nommé par Cartier le 27 mai 1534: « l'entrée de la baye des Chasteaulx!. »

Quel est ce « grand capitaine de mer français du port de Dieppe ? »

Selon Estancelin* et d’autres écrivains, ce serait Jean Parmentier. C’est impossible.

Le récit du « Gran Capitano » fut rédigé par lui-même en l’année 1539 «una scrittura, 6 vogliamo dir discorso fatto del 1 539 d’un gran Capitano Francese.… doue descrine il viaggio, che si fa alla terra del Brasil. », Cette date est confirmée par les propres paroles. de ce navigateur, quand il dit que le voyage de Jean Denys fut effectué il y a environ trente-trois ans: « e sono circa 33 anni », et qu’à l’époque de son récit, quinze années s'étaient écoultes depuis que Verrazzano avait découvert la côte qui s'étend du cap Breton à la Floride : « Jaqual costa fu scoperta 15 anni fa per messer Giovanni da Veraxzano. » Enfin, il ajoute que, son voyage terminé, il revint avec une cargaison dans ses foyers : « carico di specie ritorno a casa”. »

Or, à la Description Novvelle des Merveille:, poème de Jean Parmentier, publié à Paris en 1531 *, Pierre Crignon ajoute une Deploration sur la mort de Jan et de Raoul Parmertier * dont il fut « le compaignon en ladicte navigation » ; et, dans cette sorte d’élégie, le poète dieppois dit que les deux Parmentier moururent

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