B. 4. V. Additions, No
s. Voir aussi l’Epitaphium Iounnis Parmentierii qui in Samothracia perijt, omposée par Morrhy des Champs, l’imprimeur du livre.
JEAN ET SÉBASTIEN CABOT zo1
aux Indes « en l’an mil. D. XXIX. » Cette assertion est confirmée par le texte même du journal de bord de la Pensée, où il est dit que « Jean Parmentier commença la danse et trépassa de ce siecle la vigile Sainte Barbe troisième jour de decembre [1529] ». Le grand capitaine de mer qui écrivit le Discorso en 1539 n’est donc pas Jean Parmentier, mort dix ans auparavant.
Et puisque il est ici question de ce dernier navigateur, qu’on nous permette une courte digression,.
M. Tarbé, libraire à Sens, avait hérité de son frère, négociant
à Rouen, d’un manuscrit intitulé Voyage des Dieppois. I le communiqua à M. Estancelin, qui le publia en 1832. Selon ce dernier: « l'écriture, l'espèce et la qualité du papier, sont bien constamment du temps même de l'expédition ; on peut aller plus loin et conjecturer avec quelque raison qu’il est autographe ». * Nous avons vu passer en vente publique, le 3 mars 1882', à Paris, un manuscrit sur papier du format in-4°, de 31 feuillets non chiffrés, d’une écriture du xvi° siècle, portant ce titre : « Voiage aux Indes orientalles, diepe, $29. » Quant au texte, saut dans l’orthographe de certains mots, modernisés par Estancelin, de la phrase : « Mémoire que nous Issismes du Haure de Dieppe ce jour de pasques 28° jour de mars 1529 » à « fismes Voille au ouest-sur-ouest pour retourner a nostre pais », il est en tout semblable à l’imprimé de 1832. Nous ne saurions dire, cependant, si le manuscrit de la vente Chenest, et celui publié par Estancelin, ne font qu’un.
M. Charles Schefer, le savant orientaliste, possède un manuscrit de ce voyage de Parmentier, bien autrement complet que celui que nous venons de citer.
Ce précieux écrit est de o",18 x o",11 carré, sur papier criental de différentes couleurs, d’une écriture très nette du xvin*
1. Catalogue des livres. composant la bibliothèque d'un amateur [M. Chenest]. Paris, Labitte, 1882, No 24.
re 0
siècle. Il contient 71 feuillets non chiffrés, divisés, sous la même couverture, en deux volumes intitulés: Navigalion de Jean Parmenlier.
Le premier volume commence par une épitre de quatre pages, adressée à un homme de qualité dont on ne donne ni le nom ni le titre, et se terminant ainsi :
« Monseigneur, qu’il vous donne en la sienne bonne, longue et heureuse vie. écript à Dieppe le 18. jour de décembre 1575. de par le.
« Votre très humble et tres obeïssant
« Serviteur à jamais.
« Guillaume le féure. »
Dans cette épitre, Lefèvre rappelant la « découuerte faite par Jean et Raoul dits Parmentiers aux nauires de la Pensée et du Sacre de Dieppe, y a quarante-cinq ans ou environ », s’excuse d’avoir été si longtemps à l'envoyer, en donnant pour raison de ce retard qu’il lui « a fallu changer plusieurs fois le liure, pour ceque la Nauigation depuis leur partement de Dieppe jusqu’à l’île St- Laurens et l’île St-Mathias n’étoient en leur degré » et qu’il lui a « conuenu les y mettre et par ordre ». Ilajoute : « et pour ce que je ne trouuc rien du retour dudit voyage par écrit, je me suis informé et ay trouué un nommé Jean Pastriel * ancien marinier âgé de quatre-vingts ans, lequel étoit pannetier au dit voyage dans le Sacre, auquel j’ay fait lecture par plusieurs fois de ladite nauigation pour voir s’il se trouueroit conforme à ce qu'il en auoit veu, lequel pour estre de bon entendement ma fait réponse que tout ce qui étoit au liure étoit vray, et m'a dit que le secret de la nauigation étoit gardé par les Parmentiers, et que nul desdits deux vaisseaux ne le pouuoit entendre sinon après leur decez, a été regardé à leurs papiers. »
Après cette épître, commence le Discours de la nauigation de Jean et Raoul Parmentier, par ce paragraphe : « Premierement,