‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 5 sur 219 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

s. Ferro, art. Citadinetiza.

JEAN ET SÉBASTIEN CABOT s

Une générosité si grande ne tarda pas à produire les mêmes effets qu'en 1382. Des postulants se présentérent en foule. Le provéditeur n'osant opposer un refus, on lui ôta ces attributions. Par décret du 20 mai 1403, le droit de conférer la naturalisation fut transféré à un collège spécial composé d’au moins cent cinquante magistrats des plus importants !,

Les épidémies étant de nouveau devenues une cause de dépopulation, le sénat chercha 4 y remédier, le 7 juillet 1407, en accordant le titre de citoyen à tout étranger qui épouserait une Vénitienne et viendrait s'établir à Venise.

Nous ne voyons pas qu'une condition de séjour préalable fût également imposée ; d’où nous tirons Ja conséquence que cette loi ne tarda pas à être abrogée. On remarque en effet, dans le Privilegium Civilitatis de Fontana”, qu’en 1472, pour obtenir tous les droits civiques, l'étranger était requis d'exciper d’un domicile de quinze années consécutives et d’avoir supporté toutes les charges publiques.

1. « Decrelando, che non potessero esser concedute che da sei Consiglieri, tre Capi delli 40. trentadue di essi 40. e due terzi del Consiglio Maggiore, » Sandi, Principj, lib. 1v, cap. S.t. I, p. 815.

2. Sandi, Principj, lib VI, Cap. 2, t. IL, p. 345, sur l'autorité du lib. 4.

Avog. MS; Tentori, t. I, p. 108; Cecchetti, 17 Doge di Venezia, Venezia, 1864, in-8, p. 246, |

3e Infra, appendice II. Si cette loi avait encore existé en 1476, les considérants n'auraient visé que le fait du mariage avec une Vénitienne, ce qui était le cas pour Jean Cabot, comme nous le savons Par Lorenzo Pasqualigo : « So moier Venitiana, » et nous montrerons qu'en 1476, le grand navigateur était déjà père d'au moins deux enfants.

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