Infra, appendice Il
2. Les Commemoriali mentionnent, il est vrai, pour les années 1305-1310, un Giacomo da Riva, étuviste à Rialto, localité qui se trouvait dans les mêmes conditions que Chioggia : « Octava insula Rivoallus » (Sagornino, loc. cit.). Mais ce fut un cas spécial, ne s'appliquant qu’à des fils d'étrangers, et que le décret de 1313 abrogea de fait en étendant à tout natif du Dogado les droits de citoyen de intus et extra. Sandi, t. IT, p. 814.
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JEAN ET SEBASTIEN CABOT it
anonyme imprimé à Venise à la fin du siècle dernier. Les voici copices textuellement : « Caboto' Venexiano nativo di Chioggia ha scoperto la [America] settentrionale per gli inglesi ».
À nos yeux, cette allégation, produite pour la premire fois quatre cents ans après les événements et qui n’est pas corroborée par des documents, est de nulle valeur. Aussi, avant de rattacher Jean Cabot à Chioggia, à Venise” ou à toute autre ville ou bourgade de la Vénétie, nous demandons qu’on excipe de textes plus anciens et plus authentiques, car venir déclarer qu'il est né à Chioggia, parce qu’on l'a lu dans l’Annuale Veneto istruttivo e dilettevole per l'anno 1786", c'est accorder à un médiocre petit livre de premier jour de l’an, l'autorité que de nos jours les savants refusent même aux Évangiles.
Ajouter à cette piètre raison qu’à Pelestrina et à Chioggia il y avait des familles du nom de Capotto, Giabuto et cha’Botto, c’est s’aventurer de même dans une voie remplie d’écueils. Il n’y a rien en critique his-