‹ Jean Gossart de MaubeugeChapitre 13 sur 33 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La Mort de Mabuse

Il est impossible d'énumérer les dates fantaisistes qu'un grand nombre de critiques et d'historiens fixent pour la mort de Jean Gossart. Isaac Bullart donne 1540. De Piles, 1562. De Joh'gh affirme, dans son édition de Van Mander publiée en 1764, que Mabuse mourut en 1562 ; l'acte du chevalier de Burbure qui donne 1541 n'a jamais été trouvé. Nous nous arrêterons plutôt à une opinion raisonnable, mais qui mérite un examen très sérieux, celle de M. Van Even qui propose 1540.

I. — Discussion de 1 opinion de Van Even — Mabuse serait mort vers 1540.

M. Van Even prétend prouver d'abord que Gossart vivait encore en 1537, ensuite qu'il était mort en 1541.

La pièce sur laquelle il s'appuie pour affirmer son premier dire est un acte passé le 31 janvier 1537 par Henry van der Heyden, beau-fîls de Jean Gossart (1)).

(\) Henri oan der Heyden, gendre de Jean Gossart, né à Louvain vers 15 fils de maître Pierre, chirurgien, et de Gertrude van Winge. Celleci était de famille aristocratique. Car les actes l'appellent toujours Jouffrouw ou Domicella (son père étiit Henri van Winge, sa mère Catherine van den Berghe, fille du bourgmestre de Louvain).

Le père d'Henri po sédait rue de Bruxrlles la maison dite « Le Pèlerin ». Henri eut 4 frères : Jean, Pierre, Nicolas, Daniel. Sa mère se remaria avec Hubert van Bierbccke, veuf d'Adrienne Wouters.

La femme de Mabuse, Marguerite S Molenaers, était morte vers 1536. « De sa succession, — [c'est M. Van Even qui traduit ainsi, nous le verrons plus tard] — revenait à Pierre Gossart, fils de Jean Gossart et de Marguerite S'Molenaers, une somme de 22 livres de gros de Flandres. Mais, comme il était mineur, donc incapable de recevoir, son beau-frère, qui se trouvait au nombre de ses tuteurs, s'offrit, par l'acte du 31 janvier, devant les échevins de la ville de Louvain, à placer cette somme si elle lui était confiée. Il était accompagné de Gertrude van Winge, sa mère, et de Jean van der Heyden, son frère. Ces trois personnes s'engagèrent solidairement à convertir le cas échéant, la somme de 22 livres en une redevance héréditaire, au profit de Pierre Gossart ou de ses successeurs ».

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