CAEN
Cheminée de l’hotel de Longueville.
Durant la seconde moitié du dix-neuvième siècle, des érudits normands ont disserté sur les sculptures d’une cheminée du xvi* siècle, conservée de nos jours au Musée des antiquités de Caen.
1. Notre texte était imprimé quand nous avons eu connaissance de la pièce qui suit, découverte et publiée par M. Germain Bapst, et qui éclaire un point de la vie de Goujon.
Par une convention en date du « 140 jour de novembre 1 5 54 », le roi accorde à Jean Goujon l’office « de recepveur des aydes en l’élection d’Evreux », et le sculpteur repasse ce droit à un praticien demeurant à Evreux, du nom de Guillaume Le Bigault, « duquel office led. Goujon promect rendre, bailler et délivrer les lettres bien et deuement scellées, signées et expédiées pour et au nom et au proffict dud. Le Bigault, et ce moyennant la somme de six cents livres tournois. »
LES ARTISTES CÉLÈBRES
M. Léchaudey d’Anisy voulait que cette cheminée fût l’œuvre de Pierre Goujon, dont il fait le père de Jean Goujon, et que le travail eût été exécuté en i5oo. M. Mancel réfuta cette assertion et se plut à voir dans la sculpture en litige une œuvre du xvif siècle. M. Tesnières mit fin au débat en découvrant dans un panneau de la cheminée le millésime i 568 . A cette date, Jean Goujon avait cessé de vivre. (Voir Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XXII, p. 28 et t. XXIII, p. 5 1 5, et Caen illustré, par M. de Beaurepaire. Caen, 1896, in-fol., p. 453-454.)