Voir à l'appondico
50 JEAN IIALBOUT.
geait à se faire religieux. Les mutuelles confidences que se firent Jean Halbout et Nicolas de la Boderie les remplirent d'un joyeux étonnement et, d'un commun accord, ils résolurent d'aller à Notre-Dame des Ardilliers recommander à la sainte Vierge le succès de leurs entreprises.
Ils partirent ensemble, le 10 août 1621, après avoir fait la sainte communion, et prirent leur chemin par Saint-Julien-des-Ventes. x\vant Châteaugontier, M. de la Becquetière eut à cœur de rendre visite à M. du Pas ; mais il ne trouva que sa femme, une protestante, dont il essaya de changer les sentiments au sujet de la religion catholique. Le 14, les deux voyageurs étaient à Saumur. Ils y restèrent jusqu'au lundi, approchant chaque jour de la sainte table, et répandant leur cœur dans les plus ferventes prières. Ils repartirent
sECoNii \ovA<;i: i;n an.iou, ta
alurs, on compagnie de M. du Pas qui.
les sacliant en Anjou, était venu les rejoindre. Ce nouveau passage et la nouvelle visite rendue à M"" du Pas furent l'occasion, pour M. de la Becquetière, de travailler encore à la conversion de cette personne. Avec un Père de l'Oratoire, il avait étudié, à Notre-Dame des Ardilliers, les objections qu'elle lui avait précédemment présentées. Mais la douceur de ses manières, l'aménité de son caractère et sa conduite toute chrétienne impressionnèrent plus celle qu'il voulait convertir que tous ses beaux discours.
Peu de temps après, il eut la consolation d'apprendre que son interlocutrice avait embrassé la foi catholique'.
1. Voici un des ari^^umeiits donnés par le Ter vent apôtre à yi"" du Pas. On voit, d'après ce que dit saint Paul (I Cor., \i, ,'7 et sq.), qu'il se fait des communions indifrnes. 0)-. un protosUint ne peut manger le corps de .Jésus ou boire le sang du Sauveur d'une manière indigne; car il a la foi, ou il ne Va, pas. S'il n la foi, il a tout ce qui est né-