NOVICIAT ET PROFESSION
Le Fr. Elzéar fit bien voir par la régularité de sa conduite que sa vocation à l'état religieux était toute divine, qu'elle provenait de l'Esprit-Saint, et non de sa propre volonté ' . 11 s'attacha si fort à
1 . Au nombre de ses compagnons de noviciat on relève ces noms. En IO-2-2 : k-s clercs Tranquille de Coutances, Joachim de Pt'-riers, Jean-Baptiste de Cacn. Jean Damascène de Saint-Sylvain, et un laïque, André de Villers ; — en 10-23, Patrice de Montfort, Nicolas du Tréport, Jean- François de Caen, Josaphat de Bailleul, Jean Évangéliste de Rouen, Sylvestre de Valognes, Pierre d'Eu et André d'Eu, tous clercs. Bibliothèque nationale, F, Ir., 5850.
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l'observance des règles, il devint si recueilli qu'il alla jusqu'à se priver de parler au Fr. Michel de la Boderie, même dans les temps de récréation. On l'appelait le frère silencieux. Au bout de quelques mois, les austérités affaiblirent le corps du Fr. Elzéar. Il tomba malade. Le Père Maître, pour le distraire un peu. permit au Fr. Michel d'aller lui tenir compagnie à l'infirmerie ; mais les spirituels entretiens de ces deux fervents novices étaient si ardents, qu'ils étaient bien éloignés d'être un remède pour le malade. Enfin la santé revint. Ce fut pour peu de temps. Fr. Elzéar avait repris ses austérités ; il ressentit bientôt les mêmes faiblesses d'estomac, les mêmes douleurs de tète. La vie capucine n'était-elle pas trop dure pour lui? Les Pères du couvent se le demandèrent et crurent qu'ils seraient obligés de renvoyer le novice. Le Fr. Elzéar, à cette nouvelle, se jette aux