I NOTE II
LA MEHE KLISAIIETH DE SAINTE-ANNE
La Mère Elisabeth survécut longtemps à son mari. Deux fois, elle refusa de devenir la supérieure de son monastère. Pendant dix ans, elle fut infirmière de la communauté. A ce titre, elle assista jusqu'à la mort sa ]tropre mère, entrée chez les Cisterciennes de Yillers-Canivet après son second veuvage. Elle mourut elle-même d'hydropisie, le 15 février 1658', vers les trois heures de Vaprès-midi, à l'âge de cinquante-neuf ans. « La ferveur de cette sainte religieuse était « telle qu'après avoir vieilli dans la religion, « on l'eût prise pour une novice'-. »
1. M. (le la Ferrière donno la date du -21 irynor. C'est évidemment une méprise, comme le montre une lettre de Mathieu de la Boderie à M. du Heaupré-Cœurdoux, datée, elle, du 21 février 16ôS.
•2. D. Le Chevalier. La Vie du Frac Ehear, p. 3«l
M. de la Ferrière-Percy nous donne d'elle le portrait suivant, d'après une gravure raiissime, la représentant en costume de religieuse :
« Le capuchon et la guimpe nous dérobent la chevelure, et une partie du front; mais la bouche est d'une petitesse remarquable, et les contours en sont délicatement et harmonieusement accusés; le nez droit est d'une régularité parfaite, les mains effilées et fines sont croisées pieusement sur la poitrine; toute l'expression de cette charmante tête semble s'être réfugiée dans deux grands yeux levés au ciel. 11 ne faut demander à ce regard ni le rêve, ni la mélancolie; il n'exprime qu'une douce et mystérieuse sérénité'. »
Les Archives du Calvados, fonds de Villers-Canivet, nous ont conservé l'acte de profession de cette religieuse :
Ego, Soi'or Elisabeth, proniitto stabilitatem meani et conversionem moriim meorum, et obe~ dientiam secundum regiilam sancti Benedicti abbatisy coram Deo et omnibus sanctis, in hoc