Aal/r lettre à M. de Longpre
Jésus Y Maria.
« Monsieur,
M Nôtre Seigneur vous donne sa paix ! J'rtois sur le point de vous écrire, et j'en avois dcjà obtenu la permission, lorsque j'ay reçu vôtre lettre qui m'a donné bien de la joye. Je vous diray donc que Tan de mon noviciat Unissant bientôt, et espérant obtenir de la bonté iniinie de mon Dieu la grâce après laquelle je soupire, je me sens obligé de vous prier de me faire tenir la somme de soixante livres tant pour l'habit de ma profession que pour payer d'autres petites choses, dont j'ay eu
besoin, que j'ay fait prendre chez le marchand. Je suis bien fâché que cette somme d'argent soit encore employée pour moy, car je ne le vaux pas. Je prie Nôtre-Seigneur qu'il vous conserve avec tous ceux que vous aimez, et qu'il soit la recompense de toutes les peines que je vous donne. Je me recommande à vos prières, et je suis,
« Monsieur, « Votre très humble et obeyssant serviteur
en J.-C.
« Fr, Michel de la Boderie, Cap. nov. ind. »