UE PIE VI
pies soient maintenus dans leur pureté ; que les études reprennent leur célébrité dans l’université de Louvain; qu’enfin l’on voie renaître dans toutes ces provinces l’obéissance, l’amour, la joie, les richesses, finalement la paix et la tranquillité. Voilà ce que nous désirons dans le Seigneur, ce que nous vous demandons avec instance , ce que nous nous promettons de vos soins , de votre prudence, de votre piété ; c’est-à-dire que les enfants prêtent une oreille attentive à la voix pressante, aux sollicitations tendres de leur père : voilà enfin ce que nous demandons tous les jours, avec larmes et prières, au Dieu tout-puissant et tout miséricordieux, d’où dérive tout bien et toute lumière, afin que le prince et le peuple se reposent un jour, comme dit Isaïe, dans le délicieux séjour de la paix, de la confiance et d’une heureuse tranquillité; car, si vous vivez en paix, le Dieu de paix sera avec vous. Dans cette espérance nous vous donnons, ainsi qu’aux ouailles confiées à vos soins, la bénédiction apostolique, comme le gage de notre tendre affection et des bienfaits célestes que nous implorons sur vous.
« Donné à Rome, etc., le 13 janvier 1790, l’année quinzième de notre pontificat. »
Mais les événements marchaient à pas de géant. Avant que la voix du chef de l’Église ait pu pénétrer chez les Belges, la révolution était accomplie; les habitants de toutes les provinces de la Belgique s’étaient réunis, le 11 janvier 1790, dans une ligue à laquelle ils donnèrent le nom de Congrès souverain des Étals confédérés de Belgique, et qui eut pour but et pour résultat de mettre un terme à la domination de l’Autriche sur ce beau pays. On y déclara Joseph II déchu