LETTRE ENCYCLIQUE
de plus pour vous auprès du Dieu tout-puissant ; croyez qu’eu môme temps que vous ferez une chose agréable à votre prince et à nous- mêmes, elle vous sera glorieuse aussi auprès de toutes les nations, elle sera utile et profitable an peuple de ces provinces. Vous qui êtes si recommandables par votre doctrine, vous qui êtes ornés de tant de vertus, pourriez-vous ignorer que c’est l’une des obligations de votre sacré ministère de réconcilier les sujets avec leurs princes, et de les rappeler à l'obéissance? Employez donc tout votre zèle à engager les États et les peuples de traiter avec le vicechancelier, que nous venons de vous dire être muni de tous les pleins pouvoirs nécessaires pour rétablir de la manière la plus solennelle une paix vraie et durable, dont puissent se réjouir et l’Église et l’État. Observez surtout d’inculquer dans les esprits que, pouvant obtenir avec assurance et sans aucune ambiguïté tout ce qu’ils peuvent justement désirer, la paix est sans doute préférable à la guerre; et puisse le Dieu tout-puissant en éloigner toujours les disgrâces et calamités de ces florissantes contrées !
« Ne cherchant que l’utilité commune de tous, et excité par la tendre affection que nous avons vouée à César, à vous, à ces États, à ces peuples, nous vous rappellerons ces paroles du prophète Nahum : Ecce super montes pedes evangelizantium et annuntiantium pacem.... Que les dissensions cessent, que les peuples fidèles et soumis prêtent à leur prince l’obéissance qui lui est due. Que le prince, à son tour, aime ses peuples comme ses enfants ; qu’il les reçoive à bras ouverts au moment de leur retour vers lui ; que les droits de l’Église demeurent saufs et intacts; que les droits des peu-