‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 117 sur 127 · INVASION DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

INVASION DE LA BELGIQUE

Les anciens professeurs de l’université de Louvain, ces pieux défenseurs de la foi, revinrent, au milieu des applaudissements universels, rouvrir, suivant l’ancien usage, cet asile illustre de la religion, des beaux-arts et des Muses. Le 1" mars, recommencèrent les cours des quatre facultés. Les divers collèges de Louvain qui avaient été supprimés, et dont les revenus avaient été affectés à l’entretien du séminaire général, rentrèrent ainsi que les séminaires épiscopaux, dans tous leurs droits, et recommencèrent leurs cours. Les jeunes étudiants de théologie y retournèrent avec bonheur.

Le cardinal inaugura la réouverture de l’université en célébrant solennellement l’office divin, auquel assistèrent les évêques, les états, les hauts magistrats, et un peuple immense. Les louanges de ce grand prélat étaient dans toutes les bouches, tous le considéraient comme un père, le défenseur et le sauveur de leur foi. La reconnaissance et l’admiration de la multitude se manifestèrent par plusieurs hymnes touchants en son honneur, écrits soit en latin, soit dans la langue nationale (1).

Mais bientôt de tristes jours devaient passer sur la Belgique. La France révolutionnaire aspirait à s’emparer de cette belle province. Les Belges, redoutant cette destinée, oublièrent les outrages dont ils avaient été victimes sous le gouvernement ignominieux de Joseph II, et se soumirent de nouveau à l’Autriche. Léopold II fut proclamé duc de Brabant, le 30 mai I79i à Bruxelles, suivant l’ancienne coutume, ainsi que son successeur François II, le 30 avril I79i. Mais la do-

(l) Voyez notes II et lit.

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