‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 20 sur 127 · DU SÉMINAIRE DE LOUVAIN · texte numérisé non relu

DU SÉMINAIRE DE LOUVAIN

nique à l’université de Louvain, il fut chargé des mêmes fonctions dans le séminaire général. Il 11e manquait pas d’érudition , mais il était à la fois janséniste furibond, fébronien et gallican.

D’une pareille réunion d’hommes , placés sous les ordres des illuminés devienne, et qui, pour gagner la faveur de leurs maîtres , cherchaient à les surpasser encore en audace et en impiété, dépendait la direction des affaires ecclésiastiques de Belgique. C’est à eux seuls que Joseph II est redevable de l’ineffaçable flétrissure qu’il a reçue au tribunal de l’histoire et de l’Église. Ce furent eux qui le poussèrent à commettre des actes de la violence la plus inouïe, jusqu’à ce que, par leurs flatteries, ils l’eussent enfin conduit au point de remettre son propre pouvoir entre leurs mains. Nous donnerons plus bas quelques preuves de la manière honteuse dont ces hommes abusèrent de la confiance de leur souverain pour déshonorer son nom. C’est à eux et à eux seuls, enfin, que l’Autriche doit attribuer la perte de ces belles provinces, qui pèsent d’un si grand poids dans la balance de la politique européenne.

Malheureusement pour la Belgique, à la tête du gouvernement se trouvaient deux jeunes princes, Marie- Christine, fille de Marie-Thérèse, et son époux Albert, duc de Saxe-Teschen , prince royal de Pologne. Quoique ces deux souverains fussent aussi distingués par leur cœur que par leur piété, il leur fallait, en vertu des ordres do la cour de Vienne, dépendre de ces membres infâmes de la commission ecclésiastique. Et comment eussent-ils pu s’opposer à leurs menées impies, même en leur supposant le courage qui

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