DU SÉMINAIRE GÉNÉRAL
clésiastiques de confiance, auxquels ils avaient enjoint de rester dans cet établissement en qualité d’élèves , et d’assister aux cours des professeurs, afin de pouvoir plus facilement connaître leurs véritables sentiments, ainsi que ceux du recteur de cet institut. Mais Stoger et le Plat pénétrèrent bientôt la pensée de ces dignes pasteurs, et surent si bien manœuvrer auprès du gouvernement de Bruxelles, que ces deux ecclésiastiques ne tardèrent pas à être renvoyés du séminaire général.
Le cardinal voulut assister lui-même en personne à l’ouverture des cours; Stoger le reçut à la porte du séminaire, et en soutane, vêtement que, depuis son séjour à Louvain, il n’avait encore jamais porté. Tous les élèves, à la présence de ce digne prince de l’Église, élevèrent unanimement la voix pour lui demander d’être rendus à leurs évêques, et arrachés à cet odieux asile; tant leurs esprits étaient déjà profondément indignés des discours que leur avait tenus cet impie, pendant un si court espace do temps ! Mais le cardinal de Frankenberg s’efforça de les calmer, et les exhorta, dans des termes pleins d’affection, à se soumettre, en les assurant que l’épiscopat prendrait les mesures nécessaires pour prévenir tous les inconvénients, et qu’il défendrait sans crainte et sans faiblesse leurs intérêts spirituels et matériels contre qui que ce fût qui tentât d’y porter atteinte.
Ce que ces prêtres pervers se permettaient envers leurs élèves était, en vérité, incroyable; et les principes avec lesquels ils cherchaient à infecter leurs âmes et leurs cœurs étaient plus impies encore. On ne peut lire sans une indignation profonde la relation que nous en