‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 33 sur 127 · PLAN DU SÉMINAIRE CÉNÉKAL · texte numérisé non relu

PLAN DU SÉMINAIRE CÉNÉKAL

si prejudiciable au progrès d’un système général de morale et de religion : on prétendait ainsi à un bon et uniforme enseignement pour tout le jeune clergé. On lit en substance dans ce plan : que ce glorieux institut est dû aux soins d’un empereur auquel sont à cœur la véritable religion et la pureté du dogme, autant que les vrais principes en matièro d’administration politique; qu’il lui était réservé de détruire ce conflit de principes, et les suites dangereuses qui devaient nécessairement dériver d’une telle diversité dans l’éducation du clergé; que ce fut afin de la prévenir que l’empereur avait résolu de faire élever, à l’avenir, les ministres des autels dans les vrais principes du système, social ( sic ); qu’on ne pourrait atteindre ce but que par l’institution de séminaires généraux, dans lesquels on ne se contentât pas d’élever d’inutiles ermites , uniquement voués à la vie contemplative , mais des hommes actifs, vrais serviteurs de t Église et vrais quilles des peuples. C’est pour ce motif sans doute qu’il fut, au second chapitre, interdit aux jeunes élèves de faire la soi-disant retraite spirituelle.

Quant à ce qui regardait les exercices de piété, on faisait observer, dans le troisième chapitre, qu’il ne s’agissait nullement de favoriser la bigoterie et les m momeries (sic), et qu’on n’admettrait jamais, par conséquent, aucune des dévotions qui n’étaient pas en usage aux premiers siècles de l’ère chrétienne , et qui n’avaient été inventées ensuite que comme un moyen de subvenir plus facilement aux besoins d’un clergé trop nombreux. « Chaque séminariste; disait encore ce plan, doit avoir des livres de dévotion ; mais ils doivent être choisis avec une grande circonspec-

Page 1