‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 38 sur 127 · MESURES VIOLENTES · texte numérisé non relu

MESURES VIOLENTES

diation, afin d’obtenir de l'empereur le retrait de ses ordonnances hostiles à l'Eglise; iis restituent, en attendant, aux évoques leurs anciens droits au sujet des séminaires , et tentent même de rétablir l'université de Louvain. — Ou ajourne la réouverture du séminaire général. — La tranquillité renaît dans le pays. — On annonce le prochain rétablissement de l'université de Louvain. — Joseph II cède aux désirs du peuple, mande à Vienne des députés belges, et leur fait une réponse favorable au sujet de ses innovations ecclésiastiques et du séminaire général. — Les illuminés autrichiens et belges s’efforcent de détourner l’em(iereur de cette réconciliation ; ils y réussissent en Belgique. — Le comte de Murray, ministre plénipotentiaire, retire (10 août), probablement i l’insu de l’empereur, toutes les concessions faites par celui-ci et par LL. AA. RR. les gouverneurs généraux. — Protestation (28 août) des états de Flandre. — Bruxelles prend les armes. — Le comte de Murray renouvelle (21 septembre) les concessions faites par l'empereur. — Nouvel ajournement de la réouverture du séminaire général.— Allégresse universelle à ce sujet.

Le gouvernement de Bruxelles ne se laissa pas intimider par la triste issue des affaires de Louvain , et , toujours au nom de l’empereur, passa, pour soutenir celte école de l’impiété, à de nouveaux actes de violence. Dès le 21 janvier, bien avant, par conséquent, que Joseph II pùt avoir eu la moindre connaissance de ce qui s’était passé , il lança néanmoins un terrible édit impérial pour défendre à tous les évêques de Belgique de donner aux élèves qui s’étaient enfuis du séminaire général aucun secours ni aucun asile dans leur diocèse, et de prêter l’oreille à leurs plaintes , les menaçant , dans le cas contraire , de les considérer comme complices de cette révolte, et de les traiter en conséquence. Tous les élèves sortis furent ensuite déclarés inhabiles à recevoir le sacerdoce et tout autre emploi ecclésiastique. Un autre édit impérial, du 24 février, enjoignait aux évêques d’envoyer au gouvernement une liste de toutes les pieuses fondations, legs et bourses existantes en faveur de leurs séminaires particuliers, et pour

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