DU GOUVERNEMENT
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permirent aux recteurs et aux administrateurs des difc férents collèges qui avaient été supprimés à Louvain, ainsi qu’à ceux des divers séminaires épiscopaux , dq reprendre leurs premières fonctions ; on concéda de même aux anciens professeurs de l’université de Louvain , qui avaient été chassés par les théologiens exo? tiques et incrédules, de rouvrir leurs cours conformément à l’ancien usage. Toutes les autres leçons devaient être suspendues provisoirement jusqu’à ce que l’em-> pereur se fût entendu avec la nation; on arrêta même les constructions qui avaient lieu dans l’établissement du séminaire général; et enfin on promit de donner de nouveau aux évêques les pouvoirs nécessaires pour réunir immédiatement tous les anciens élèves dans leurs séminaires diocésains (1).
Cette sage mesure produisit partout la plus favorable impression, et personne n’en éprouva une joie plus vive que les professeurs, le recteur et le sénat de l’ancienne université de Louvain. Ces nobles défenseurs do la foi annoncèrent de suite , dans un remarquable programme en date du 2 juillet (2), la réouverture de leurs cours, et invitèrent leurs élèves à y intervenir en grand nombre.
Joseph II lui-même sembla commencer à comprendre qu’il était temps de satisfaire aux justes désirs des Belges. Il invita, le 6 juillet, les états à lui envoyer, à Vienne, une députation d’hommes qui fussent entière-; ment dignes de leur confiance , afin qu’il pût se concerter avec eux sur les moyens les plus propres à ar-
( 1 ) Rec. V, p. 34; Vœu, p. f 19.
(2) Rec. V, p. 39.