‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 47 sur 127 · RETRAIT · texte numérisé non relu

RETRAIT

river à la pacification politique et religieuse de leur province. LL. AA. RR. reçurent, en môme temps, ordre de venir assister aux conférences qui devaient avoir lieu à cet effet dans la capitale.

Les députés arrivèrent à Vienne le 12 août, et furent reçus par l’empereur et le grand chancelier de l’empire, le prince de Kaunilz, de la manière la plus bienveillante. On leur fit les plus belles promesses. Ces hommes respectables, remplis de joie, quittèrent Vienne, rapportant aux états de Flandre l’espérance que l’empereur leur avait donnée de voir bientôt, conformément aux désirs des évôques, le plan du séminaire général entièrement changé ; ils reprirent ainsi pleins de satisfaction leur route vers leur patrie, le 23 du môme mois.

Mais les implacables ennemis de la religion à Vienne et à Bruxelles tentèrent de nouveaux efforts pour faire changer de sentiments à l’empereur. Craignant, et non sans raison , que, par cette concession, leur institut no vint à tomber aussi dans les autres provinces de l’empire , et qu’ils ne se vissent ainsi déçus dans leurs espérances d’arborer sur les ruines du christianisme le drapeau de l’incrédulité , ils firent entendre au prince, avec autant d’habileté que de malice, que l’honneur de la majesté impériale souffrirait grandement , non-seulement aux yeux de ses provinces , mais encore à la face do toute l’Europe, s’il consentait à condescendre ainsi aux désirs importuns d’un peuple aveuglé par la superstition non moins que par le fanatisme , et à renoncer à l’établissement du séminaire général , établissement qui , disaient-ils , serait la plus belle et la plus remarquable institution de son règne.

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