‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 83 sur 127 · LETTRE 1>EÜ ÉLÈVES · texte numérisé non relu

LETTRE 1>EÜ ÉLÈVES

bruits calomnieux qu’on avait à dessein et sans raison répandus contre lui.

Ce bruit remplit d’une terreur profonde tous les jeunes théologiens et séminaristes de Belgique, et ils en exprimèrent leur douleur dans une lettre adressée au cardinal et à tout l’épiscopat de la province le la juillet, les conjurant d’employer tous leurs efforts aGn qu’ils ne fussent plus dorénavant obligés de remettre les pieds dans cet institut (1).

« Messeigneurs, » disent-ils, <* au sein de l’affliction et de la terreur, un nouvel effroi vient de saisir les candidats du sacerdoce. Le bruit se répand que des prélats étrangers vont arriver dans ce pays pour accréditer, par leurs suffrages, des nouveautés odieuses, et affaiblir, s’il est possible, la résistance que nos pasteurs et pères en Jésus-Christ ont jusqu’ici opposée aux ennemis de l’Église.

« Soit que ce bruit ail de la réalité, soit que ce soit un do ces artiGces familiers aux hommes dont nous sommes depuis longtemps le jouet et la victime, nous avons cru devoir porter ces nouvelles alarmes à la connaissance de ceux dont la vigilance et la fermeté peuvent seules les dissiper.

« Le projet d’anéantir la foi de nos pères n’est plus douteux : quels que soient les moyens qu’on imagine successivement pour le faire réussir, il existe; il est dévoilé d’une manière si lumineuse et en même temps si effrayante, que toute délibération, touto incertitude doit cesser à cet égard.

« Le gouvernement lui -même nous en donne la

(l) Rec. XII, p. 270 à 276; Vœu, p. 816-323.

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