‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 82 sur 127 · DE LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

DE LUXEMBOURG

être d’un petit nombre d’entre eux, attachés au recteur par les avantages temporels dont il les fait jouir, ou amorcés par les appâts qu’il ne cesse de leur offrir.

« Nous avons cru que, pour calmer nos consciences, nous devions, même au risque d’être disgraciés et persécutés, rendre cet hommage à la vérité, comme un témoignage authentique de notre aversion pour le séminaire, tant que cet étranger en sera le directeur, et que nous serons exposés à y sucer des principes qui ne sont pas ceux de l’Église. Nous y demeurons, il est vrai, mais comme dans un lieu d’esclavage et de contrainte, forcés par les entraves que l’on a mises à notre vocation. Du reste, tant s’en faut que tous ceux qui se destinent au ministère des autels y soient rentrés, que bien des théologiens, surtout du diocèse de Liège, préfèrent une vie précaire et ignoble aux humiliations qu’ils devaient subir sous ce chef odieux. Daignez, Messeigneurs, daignez interposer votre autorité auprès de notre auguste souverain, pour qu’il lui plaise de mettre fin à nos alarmes. »

On s’efforçait, par de semblables moyens, de préparer aussi l’opinion publique à accueillir favorablement la réouverture du séminaire général de Louvain, afin de pouvoir plus tard, s’il était nécessaire, en venir sans danger aux moyens les plus violents.

Les directeurs de cet établissement firent courir le bruit que cet institut était non-seulement loué et admiré dans tous les Étals d’Allemagne et d’Autriche, mais que bientôt quelques évêques allemands viendraient en Belgique pour éclairer et désabuser l’épiscopat de cette province, et la nation entière, sur les

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