‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 90 sur 127 · VIOLENCES · texte numérisé non relu

VIOLENCES

je ne pourrais pas, sans manquer à ce que je dois à Dieu, à l’Eglise et à mon siège, concourir à rétablissement du séminaire général, dans lequel, comme je crois l’avoir prouvé, je trouve évidemment des dangers réels pour la doctrine, des préjudices considérables aux droits des évêques , et une opposition manifeste aux serments que j’ai prêtés.

« J’espère que VV. AA. RR. daigneront déposer aux pieds de Sa Majesté les regrets les plus vifs, que je ressens plus que je ne le puis exprimer, de ce que ma conscience (que je suis incapable de faire servir de prétexte) ne me permet pas de seconder sur cet objet les intentions de Sa Majesté, comme je le désirerais du fond de mon âme. »

Le gouvernement ne se laissait pas encore ébranler, et poursuivait avec ardeur la construction des édifices du séminaire général. En attendant qu’ils fussent terminés, il donna le dernier coup à l’université de Louvain, et en opéra la complète suppression. A la place du respectable recteur, l’abbé Henri Clavers, fut mis un certain M. de Lempoel, homme entièrement adonné à la secto ; on ordonna aux anciens professeurs de se soumettre à lui, et, sur leur refus, ils furent menacés d’emprisonnement. Afin d’échapper à de mauvais traitements plus grands encore, ils préférèrent chercher un asile à l’étranger; et Clavers fut, par une condamnation publique, exilé pour dix ans, avec défense de mettre les pieds dans aucun des États héréditaires de l’empereur.

Après de semblables préparatifs, il n’y avait plus qu’à couronner l’œuvre par une violence à main armée, et c’est ce qui eut lieu. Des commissaires impé-

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