MORT
mioation dd l'Autriche fut, cette foi» encorei de courte durée. Les bordes révolutionnaires çt athées de la France inondèrent de nouveau la Belgique , çt Tdssem^ blée nationale la réunit à la république par un décret du 30 3eplembrQ 1793. On y abolit aussitôt le culte catholique, les biens de l'Église furent confisqués, ainsi (]ue les couvents et le peu de pieuses fondations qui y étaient restées. En Belgique comme en France, on déclara la guerre la plus sauvage à la religion , à ses minisires, à la royauté. Frankenberg fit face à ces persécuteurs nouveaux avec le même courage quUl avait montré naguère contre Joseph II; l'assemblée nationale le condamna, pour cette raison, à la peine de la déportation le 10 octobre 1797, ce qui fut exécuté dès le 23 du même mois. Des soldats armés arrachèrent violemment ce vieillard vénérable à son troupeau chéri, l'amenèrent à Bruxelles , et le transportèrent sur Tautre rive du Rhin * Il fixa son séjour à Emmerich, en Westphalie; mais, craignant pour sa sûreté, il se rendit de là, au mois de mars, à Borken , daqs le diocèse de Munster, où le prince-évêque Maximilien, archiduc d'Autriche, lui offrit pour séjour le beau château d'Âhaus. La vengeance de ses ennemis l'y poursuivit encore; et cette fois ce ne furent plus des Français qui le persécutèrent, mais des Allemands achetés à prix d'argent par les gouvernements protestants du Nord. La Prusse surtout, qui, après la mort du prince-évêque, s'était en 1802 emparée de la province de Westphalie, ne pouvait pardonner à Frankenberg son héroïque défense de l'Église catholique, et laccusa d'avoir été l'auteur de la révolution de Belgique. Il se vit donc une fois encore obligé de chercher un autre asile , et se
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rendit^ au mois de septembre 1802, à Bréda, en Hollande. On l'eût encore chassé de cette retraite y si la générosité du premier consul, qui admirait autant les sublimes vertus que la grandeur d'âme de Frankenberg, n^eût protégé sa vieillesse vénérable contre ses ennemis.
Il expira doucement, et en odeur de sainteté, te il juin 1804, dans ta maison et entre les bras ïlu vicaire apostolique de Hollande. Il était a1t)rs âgé de soixante-dix-huit ans, et fut pleuré et admiré de ses contemporains, comme un inébranlable héros et un défenseur de la foi par la puissance de sa parole et la grandeur de ses œuvres.
SEMIN4BII OENERÀLIS BPITAPHIUM.
Error me genuit, dédit incrementa tyrannus,
Surrexîque potens impietatis opûs.
Exilium^ terror, crebrœque injuria cœdis
Et fidei exitium nostra sagina fuit.
Per coacervatos crevî domus ardua luctus ;
Disjunxi fratrum conjugiique fidem, Et formam, et leges magnœ Babyloois habebam :
Nulla fuit Dostro secta repul'sa sinu.
Sacrilega Henrici soboles, furiosa Lutheri ,
Calvini «nstutum Janseniiqne genus; Et prava ex toto collecta inscitia mundo^
Et quidquid monstro pscudo sophia parit.
Amentes, servos, vaga quos agitabat egestas,
Excepi; vitiis porlus et ara fui.
iEterntim vulnus gentisque novissimus horror,
Ultrici tandem fulmine tacta cado.
Gum son! tu pereo... Yastas audite ruinas
Heu ! nostro quondam nomine fréta cohors!
Reliigio victrix, tantisque exercita fatis,
Spargit perjurs saxa profana scbolae.
(Rec. XV, pag. 136.)
UNIVBRSITATIS LOVANIENSIS RESURRECTIO ,
KALBNDIS MABTII MDGGXG.
Tandem Aristides, testa damnatur iniqua,
Justitiam secum puliaque jura refert (a}« Grudia (b) pande sinum castse, tua gloria, Musae
Ad notos xedeant, atria docta, lares, Musarumque sacerdotes fîdique tyrones,
Clara per externas agmina sparsa plagas.
NuDc Mosa laeta suos, Tamesis nunc fiindit alumnos,
Quaque agit amisso nomine Rhenus aquas ; Evicit fictam pietas genuina parentem,
Reddita sunt matri pignora cara suœ (c).
Macte: înfracta phalanx qua nulla paratior unquam
Surrexit reprobo bella movbre gregi !
Quid dicam altisonos Yaticans laudis honores (^0?
Quid dicam Hispani regîa verba senis {e) ?
Si modo pugnabas sine scuto, et vindice nuUo ;
Nunc reparata, potens, quanta trophaea feras (/) ? Degener en soboles, ^ . . . . profani,
Rubonum.ad latebras, qua data porta, ruunt.
Jam non insanis strepitabunt pulpita dictis,
Nec de lethifero fonte juventa bibet.
(a) intelligitur D. clavers, universitatis rector, ob jusUtiœ et religionis stadinm deceoi exilio mulcfatus.
(b) Tractus LoTaniendls Incolae Vetertbos dicebântur ârddli.
(c) Date huic infantem, hœc est enim mater ejus. III Reg, 3.
(d) Léo X et Clemeas XI unfyersitatem LoTaniensem , ceu decus et fulcnun religionis prseclaris encomiis oruarimt.
(e) Pliilippus II eandem catholicœ ûdei munimenttim adversus hœreses vocitabat ; ei conservattim referebat Beigium catholicum, eamque ut papillam oculi Belgii gubernatoribus commendal)at.
(f) Significantur jura et privilégia Brabantina universitati erepta a Cssare, restituta vero et soiemniter asserta ab uniTersis ordinibus.
Non jam, Qui MCt\s t^ih(6ûtM dfeum afôlMl tHbls
MileSi et «rrorem qui tueatur erit
M tu Belgiaâatn deeus^ invictissimè pfâiêuê (g),
Per te stant arm^ dogmata, fura^ scholaf.
nia, illa horriferis imtnanis hiatibus hydra^
Hœresis^ ecce sûcfo sub pede fracttt jaeetf Quod redivivx artes florent^ quod pollet honesias.
Hoc Èelgae clamant muneris esse tuù Dum Christî fulgebit opus^ dum Homa manebity
Roma caput mundi^ christiadumque phatus^ Caiholicos inter populos, gentesque remotas,
Henbigi nomen fama secunda vehet.
Cecinit E. H., D. WoUT.
(I\«0. XV, pi i53.)