‹ Jean Henri, comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines, primat de Belgique et sa lutte pour la liberté de l'église et pour les séminares épiscopaux sous l'empereur Joseph IIChapitre 28 sur 104 · CONCESSIONS NOUVELLES · texte numérisé non relu

CONCESSIONS NOUVELLES

lités personnelles de l’homme respectable qui , en peu de temps, sut s’attacher tous les cœurs, un archevêque persécuté, un nonce apostolique, un envoyé du père commun des chrétiens ne peut nous être indifférent. Tout est si catholique autour de nous, que les pierres réclameraient contre notre lâcheté et contre une espèce d’apostasie politique qui n’est pas dans notre cœur. Invité, lors de sa disgrâce, à s’établir dans une république qui, par les honneurs qu’elle lui préparait, voulait effacer ses anciens torts envers Rome, cet homme, digne de nos respects et de nos regrets, a préféré de s’arrêter sur les frontières de cet État, convaincu qu’une injustice aussi violente ne pouvait être longue chez les Belges. C’est là que nous appellent la voix de la nation, la voix de toutes les nations de l’Europe, pour réparer le scandale de cet exil incroyable, par l’éclat et la magnificence du retour. »

Cette noble et décisive union du clergé et de la nation ne contribua pas peu à intimider le gouvernement et à lui inspirer de sérieuses alarmes. Les habitants de Louvain , et même ceux de Bruxelles, menaçaient déjà de reconquérir par la voie des armes les droits de leur religion outragée. Ce fut alors que, pour calmer l’effervescence des esprits, LL. AA. RR. annoncèrent le 28 juin, aux états de Brabant, la résolution qu’ils avaient prise d’employer leur médiation auprès de l’empereur, afin qu’à l’avenir nulle innovation n’eût plus lieu en matière de religion, et que l’on réparât le mal fait par celles qui déjà avaient été tentées. Et, en attendant, pour les convaincre de la sincérité de leurs promesses et du désir qu’ils avaient de voir enfin mettre un terme à cette lutte religieuse , ces mêmes princes

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