LETTRES DES GOUVERNEURS GÉNÉRAUX
toujours croissante et l’état florissant de l’établissement impérial ; mais quoiqu’on s’efforçât ainsi de tromper l’opinion publique, tout le monde en rit de pitié.
Ce qu’il y avait de plus fâcheux dans tout ceci , c’était que le gouvernement cherchait à tromper sur ce point l’opinion publique. Lui aussi faisait bonne contenance, et prenait des dispositions comme si tout eût merveilleusement marché au séminaire général. Le cardinal s’étant toujours refusé à proposer des hommes habiles et capables pour l’emploi de recteur, LL. AA. RR. les gouverneurs généraux de la province, qui étaient enfin de retour de Vienne, nommèrent, par ordre de l’empereur, un certain M. Houck, chanoine et recteur du séminaire d’Ypres, et lui confièrent, outre le titre de recteur de l’établissement de Louvain , la direction de la faculté théologique. Le gouvernement donna avis de cette nomination au cardinal et aux évêques par une lettre très-flatteuse (1), en date du 5 avril , et invita en même temps chacun d’eux à envoyer un ecclésiastique de confiance à Louvain, pour surveiller les élèves de leurs diocèses.
Cette dépêche continuait ainsi (2) : « Nous vous assurons que ce choix d’un sujet qui, par son état, ses mœurs , son mérite , ses lumières et son orthodoxie notoires , réunit tous les titres à la confiance des évêques, du clergé, des théologiens et du public en général, et qui, du chef de ses nouvelles charges, sera à même de diriger la discipline, l’enseignement et le choix des livres, généralement tout ce qui tient à la
(î) Rec. IV, p. its.
(2) Rec. XIII, p. 283.