‹ Jean Henri, comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines, primat de Belgique et sa lutte pour la liberté de l'église et pour les séminares épiscopaux sous l'empereur Joseph IIChapitre 64 sur 104 · LETTRE 1)U RECTEUR · texte numérisé non relu

LETTRE 1)U RECTEUR

doctrine, de manière à en conserver toute la pureté, et à prévenir toute espèce de censure et de critique, achèvera le retour universel à la plus parfaite confiance dans les dispositions de S. M. pour l’établissement du séminaire général , et confondra ceux qui auront osé lui supposer des vues qui tendraient à altérer la religion, ou à empiéter sur les droits essentiellement attachés à l’épiscopat; et nous espérons qu’en conséquence vous vous empresserez à vous conformer avec confiance et soumission aux ordres de Sa Majesté , relatifs audit établissement. »

Le nouveau recteur, dont on prônait tant les grandes qualités, n’eut pas honte d’annoncer sa nomination au cardinal par une lettre en date du 13 avril, dans laquelle il prétendait que son propre évêque l’avait engagé à accepter cette dignité; ajoutant avec une rare hypocrisie qu’il avait fait tous ses efforts pour écarter de lui cotte impériale faveur, mais que, cédant aux prières d’amis éclairés et aux instances réitérées du gouvernement, il avait enfin consenti, à cause de l’amour sincère qu’il ressentait pour la religion et le bien de l’État ; et qu’il l’avait fait d’autant plus volontiers qu’on l’avait pleinement rassuré sur la pureté des intentions de S. M. l’empereur et sur leur conformité à la foi catholique romaine, et que le calme et la pacification des provinces belges, ainsi que l’honneur de S. M., dépendaient de son propre acquiescement.

Dans son langage myslico-janséniste il ajoute (1) : «Ma grande consolation serait que Votre Eminence, approuvant le choix qu’on a fait , me donnerait l’aisance de

(l) Rec. XIII, p. 284.

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