III. — BATAILLE DE TORO, — RÉGENCE DE L INFANT
Cet acte souleva de vives oppositiç>ns de la part d'Isabelle, sœur du feu roi, qui, du vivant de son frère, avait été désignée pour lui succéder; pour elle, les droits de Jeanne étaient frappés de nullité, vu sa légitimité douteuse et la décision tardive arrachée à Henri par des courtisans sans scrupule.
Mariée à don Ferdinand, prince d'Aragon, Isabelle entraîna facilement son époux à défendre une cause ' qui les intéressait également ; de son côté, Alphonse se prépara à soutenir par la force les prétentions de sa fiancée, qui avaient l'avantage d'être fondées sur acte authentique.
Après de longs pourparlers, il fallut s'en remettre au sort des armes. Les armées rivales se rencontrèrent le 2 mars 1476 aux environs de Toro, dans la province de Zamora, et là éclata de nouveau la valeur de l'infant
JEAN II. 2