AVEC LA FRANCE
Profitant de la paix qui régnait alors dans ses Etats, Jean II songea aux réformes utiles dans l'administration de l'assistance publique, ainsi qu'à l'ordre du service religieux dans sa chapelle. Il s'occupa ensuite de la translation du couvent de Saint- Jacques dans un lieu plus convenable et mieux approprié aux besoins du temps.
Il y avait à l'hôpital royal de Lisbonne de graves abus. Les gens chargés de la distribution des vivres, s'enrichissaient aux dépens des pauvres ; ceux-ci, de leur côté, affectaient souvent des maux qu'ils n'avaient pas, pour se faire nourrir dans l'oisiveté. Faute d'un contrôle sérieux, les uns et les autres absorbaient, au détriment des vrais indigents, le plus clair des ressources destinées au soulagement des malheureux.
Pour remédier à cet état de choses, le roi commence par congédier tous les employés suspects; puis, il ordonne qu'à l'avenir aucune admission ne se fera sans l'avis des médecins, et que les vagabonds qui auront cherché à simuler quelque maladie seront condamnés h la prison. De si bonnes mesures portèrent vite leurs fruits : bientôt les lits ne sont plus occupés que par des infirmes dignes de compassion; et les fainéants, crai-