‹ Jean-Jacques RousseauChapitre 83 sur 146 · LE GENIE DE ROUSSEAU · texte numérisé non relu

LE GENIE DE ROUSSEAU

Rousseau avait beaucoup lu Tacite et Sénèque, dont il égale fréquemment la concision et l'éclat; il s'obstinait à apprendre par cœur Virgile, qui, secondant ses instincts de musicien, dut l'aider à introduire dans sa prose ce rythme, cette harmonie si douce à l'oreille ; il avait beaucoup pratiqué Montaigne, à qui il emprunta, outre une multitude d'idées sur les vices de la civilisation et sur la réforme de l'éducation, le relief de sa plume vive et colorée.

A l'influence des écrivains préférés, il convient de joindre l'influence des milieux alpestres oii s'écoulèrent les meilleures années de Rousseau.

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