‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 1 sur 251 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les deux volumes sur»/.-/. Rousseau^ sa vie et ses ouvrages^ sont tirés de la Revue des Deux Mondes^ où les divers chapitres qui les composent ont paru de 1 8S2 à 1 856 , et ces chapitres n'étaient eux-mêmes que la rédaction d'un cours professé à la Faculté des lettres de Paris pendant les années 1848-1851 . Les auditeurs du cours, ceux qui subsistent encore, ne se souviennent plus guère que de la vive impression qu'ils en avaient reçue; les lecteurs delà Rev?2e d'il y a dix-huit ou vingt ans regrettaient certainement de n'avoir pas sous la main ces remarquables articles ; il a semblé que c'était rendre un service au pubhc de réunir ces études et de les pubHer à nouveau. Il y a là des choses exquises sur l'éducation, sur les femmes, sur le théâtre, sur le caractère de Rousseau, ses rapports avec les per-

ir INTRODUCTION.

sonnages du temps; nous sommes assuré que cette publication fera grand honneur à M. Saint-Marc Girardin. Peu après sa mort, on y avait songé, pour occuper la douleur de sa famille, surtout de l'excellente femme qui ne se consolait pas de l'avoir perdu; elle n'a pu que commencer un ouvrage qui a été achevé par ses enfants. On reconnaîtra le sentiment dans lequel les Kgnes qui suivent ont été écintes. M. Saint-Marc Girardin a été dignement loué à l'Académie française : deuK hommes qui l'ont connu et aimé, ce qui est une même chose, ont raconté sa vie, décrit son caractère et son esprit. Je n'ai pas eu la pensée de recommencer ce qui a été si bien fait ; mais , en reUsant l'étude sur Jean-Jacques Rousseau, je me suis si vivement rappelé les idées familières de M. Saint-Marc Girardin, que je me suis mis à écrire comme si je continuais nos conversations interrompues.

Au début de ces leçons, M. Saint-Marc Girardin a expliqué ce qui le déterminait à prendre le sujet qu'il a choisi, et, à la fin, il y revenait en ces termes :

Lorsqu'en 1848 je me décidai à faire un cours à la Sorbonne sur les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, c'était surtout le Contrat social que je voulais examiner, afin d'attaquer dans son principe la plus funeste erreur de toutes celles qui égaraient à ce moment la société, je veux dire la doctrine du pouvoir absolu de

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