‹ Jean-Jacques Rousseau; sa vie et ses ouvragesChapitre 214 sur 251 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

le loisir (le penser au mal; il fait même passer le ten)j)s agréablement. L'oisiveté, au contraire, conduit à toute sorte de maux ^ » Ici le travail est recommandé et loué pour sa plus grande cause, ((ui est la nécessité, et pour son plus grand effet, qui est le calme et l'honnêteté qu'il inspire, non point pour son agrément et Tattitude élégante qu'il donne aux jeunes filles. Je ne m'étonne point de cette différence entre les motifs du travail dans Rousseau et dans madame de Maintenon. Nulle part, dans Rousseau, le travail n'est sérieux et sincère. Or, il faut que le travail soit sérieux et obligatoire pour avoir toute sa vertu morale. Si vous y cherchez Tamusement ou une contenance gracieuse, vous l'y trouverez peut-être, parce que le travail a toute sorte de ressources; mais, comme vous l'aurez efféminé à plaisir, n'y comptez plus pour avoir de la force : n'y comptez plus que pour la grâce, et pour une grâce qui aboutira bientôt à l'affectation.

Nous avons vu comment madame de Maintenon à Saint-Gyr gourmandait les filles délicates qui craignaient (( la fumée, la poussière, les puanteurs jusqu'à en faire des plaintes et des grimaces, comme si tout était perdu. » Sophie aurait été grondée par madame de Maintenon, car « elle est d'une délicatesse extrême sur la propreté , et cette délicatesse poussée à l'excès est devenne un de ses défauts: elle laisserait plutôt aller tout le dîner par le feu, que de tacher sa manchette; elle n'a jamais voulu de l'inspection du jardin par la même raison. La terre lui

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