‹ Jean la Poste drame anglais en cinq actes et dix tableaux Dion Boucicault, Eugene NusChapitre 33 sur 102 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

O’GRADY, FANNY, JEAN, NORA, la Nock. ( Ils entrent introduits par Vatsey.)

TOUS

Vive O’Grady !

NORA

Que le sourire de la fortune vous accompagne toujours, noble O’Grady. Puisse votre foyer être aussi chaud que votre cœur; et, quand vous mourrez, que les laraeniaUons du pauvre soient la seule plainte qui s’élève jamais derrière vous.

jean 3 sv retournant vers ses amis.

ILein 1 comme elle tourne un complimeut.

o'grady.

Merci, ma belle enfant... vous vous aimes, vous êtes heureux... faites durer cela bien longtemps.

JEAN

Il n'y a pas de raison pour que cela finisse. Votre Honneur.

fanny, à Nora.

N’est-ce pas vous qu'on appelle dans le pays Nora au baiser?...

JEAN

Oui, demoiselle, c’est elle-même, et je suis .glorieux de ce baiser-là, quoique ce ne soit pas moi qui en ai profité.

FANNT.

Vraiment, et qui donc?

JEAN

Quelqu’un qui est loin en ce moment, et qui a encore sa tête sur ses épaules, grâce au baiser de Nora.

FANNY

Daniel Maccoum, n’est-ce pas?

Lejeune maître en personne... c’est-à-dire le maître à Nora; car moi, je suis du clan d'O'Grady.

fanny, à Nora.

Ah! vous êtes du clan de Maccoun?

NORA

Oui, demoiselle...

JEAN

Et quasiment sa sœur de lait, car la mère de Nora a tenu le jeune maître sur ses genoux... C’est meme cette circonstance bien connue de tous qui a facilité notre entreprise, car j'étais du complot. (A O’Grady.) Vous ne le direz pas au colonel, Votre Honneur?...

FANNY

Et alors vous avez formé le projet de faire évader le prisonnier?

JEAN

Oui, demoiselle... et la chose pressait, car il devait mou-

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