‹ Jean la Poste drame anglais en cinq actes et dix tableaux Dion Boucicault, Eugene NusChapitre 8 sur 102 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MORGAN, puis MACCOUM.

MORGAN, Seul.

Voyager la nuit avec une grosse somme dans sa poche, c'es t offrir une récompense pour faire tordre son propre cou. Bah! qu’ai-je à craindre? Tout ce pays est sous la loi militaire; personne n’ose mettre le pied dehors, après la tombée de la nuit, sans un laisser-passer... de plus, il y a là-bas un poste de soldats, et les patrouilles circulent toute la i .uit. Je serais curieux de voir le rebelle qui oserait montre! son nez sur ces montagnes... (Il fait quelques pas, et se trouve en face de Maccoum, qui a descendu le sentier, à gauche, et parait brusquement; reculant.) Ah! Seigneur Dieu! mac coum , enveloppé dans sa houppelande, dont le collet lui

cache la figure.

I ne belle soirée, monsieur Morgan...

morgan, tremblant.

(lui, oui... très-belle... (Faisant un mouvement pour s'éloigner.) Bonne nuit, bonne nuit...

maccoum, l’arfétant.

Un mot...

MORGAN

Fardon... je suis pressé... on m’attend...

maccoum.

lin moment, que diable, j’ai à causer avec vous.

MORGAN

Avec moi?

MACCOUM.

Nous avons un compte à régler...

MORGAN

Un compte?... demain matin...

' MACCOUM.

Tout de suite! Vous venez de toucher les fermages des propriétés de Daniel Maccoum?

MORGAN

Moi?

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