ACTE QUATRIÈME
TODS.
Maccouro!.. notre maître.
nora, courant à lui.
Ah! Maccoum!
morgaNj montrant la tète à la fenêtre.
Maccoum !
maccoum, la prenant dans ses bras.
Nora, pauvre enfant, que viens-je d’apprendre? Tu as souffert pour moi la honte, presque Ja mort, et tu n’as rien dit, noble tille ; et tu laissais mourir à ma place cet autre brave cœur qui attend là-bas, muet et résigné, le bourreau dans son cachot. Sèche tes larmes,Nora, Jean ne mourrapasj
Non, non, vive Jeanl
LE SERGENT
Vive Jeanl vive... Eh bienl morbleu! je suis Anglais... mais ça me gagne.
NORA
Mais ils le tiennent... il.est condamné; ils le tueront... Que pouveî-vous faire ?
MACCOUM.
A quelle heure l’exécution doit-elle avoir lieu ?
NORA
A midi.
paddy. f
Et dans ce cas-là, la montre du major ne retarde jamais.
LE SERGENT
C’est vrai !
MACCOUM.
Seize heures... et le seul homme qui puisse sauver Jean, le vice-roi d’Irlande, est au château de Dublin, à vingt lieues d’ici... Oh! si j’avais seulement un cheval de race à crever.
LE SERGENT
Ah ! si j’étais un cheval de race... Voilà la première foi* de ma vie que je regrette de ne pas être une bête.
NORA
Il y a un moyen de le sauver?
Lequel ?
NORA
L’alerte est dans le pays... Faites sonner ie tocsia dan* les
campagnes. Prononcez le nom de Maccoum, et dix mille hommes sortiront de terre pour vous suivre jusqu’à la mortl
REGAN.
Ordonnez-leur de démolir la prison pierre à pierre, pour en arracher Jean, et ils le feront avec leurs ongles.
TOUS
Hourrah!
LE SERGENT
Hourrah 1 Allez-y 1 démolissez, faites sauter le château et moi avec!... ça me gagne, sacrebleu ! je suis Anglais, mais c’est plus fort que moi !
MACCOUM.
Votre main, brave homme! Vous êtes de service au château?
LE SERGENT
Oui, le pauvre garçon va être celte nuit sous ma garde !
MACCOOM.
Faites donc comprendre à ces écervelés ce qui arriverait à Jean s’ils attaquaient la prison pour le délivrer.
LE SERGENT
Parbleu! je lui brûlerais la cervelle.
TOUS
Ah!
MACCOUM.
Vous voyez qu’il faut renoncer à ce moyen, mes enfants.
paddy, qui a jeté les yeux vers le fond, poussant un cri.
Ah! là-bas, la troupe qui arrive.
MACCOUM.
Où donc? (Mouvement général ; ils remontent la scène en regardant au fond.)
morgan, à la fenêtre de la cabane.
Maccoum ! Maccoum le proscrit, sa tète vaut cinq cents livres, et je ne puis m’échapper d’ici pour le faire pendre. maccoum, au fond.
Oui, ils avancent de ce côté... Vo^ez! l'officier indique cet endroit.
PADDY
C’est le major.
NORA
Mon Dieu! ils vont vous prendre I