SCENE II
PIERRE, D’AKEZZU.
d’arezzo. N’est-co pas vous qu’on appelle Pierre?
pierre -Oui, monsieur, mais y en a ben d’autres dans 1’ pays qu’on appelle aussi comme ça.
d'aiikzzo- Je viens de la part do madatuo Thibaut.
pir.HRK, vivement. Alors, c’est bien moi qu’elle a voulu dire, moi qu’étais l’amid’ son mari.
d’abiuo. Oui, maJame Thibaut m’a dit que vous aimez bien l’infortuné Jean-t.bude.
PIERRE- Comme on aime uu frère qu’on aime 1 ben !
| u’ahezzo. U est mort bien malheureuscmont...
pierre. Fusillé par les Autrichiens.
d’arvzzo. Il a payé bien cher une imprudence.
pierre. C'était pas d’ l'imprudence, c'était du courage. Il s'exposait pour donner du pam à ta famille.. . c’ n’est pas que le pauvre cher homme ... s'il avait su qu’ sa mort devait donner des millions à sa femme oi a ta flile... i) aurait peut-être ben prie les A utnehiens d’ prend’ sa vie. Vous m' disiez dune, monsieur, que vous v’noz de la part do M"* Gcuevicto?
d’arezzo Oui, mou ami;comme elle se mettait en route pour venir entendre la messe à Saint-Martin, elle m’a priéd' l’y devancer pour charger Pierre d’allumer deux cierges dons l’eglLe, l'un à la chapelle de sainte Marte, l'autre à celle de saint Jean.. .
meure. Oui, pour Jean-Claude... et Marianne,' ut vous dites qu’ell’ va venir vnlcndr’ la measo?.. .
d'aulzzo. Elle veut avant do quitter U Sa-
voie que sa fille soit bénie par le curé do Saint-Martin qui lui a donné le baptême.
pierre. Le baptême t en voilà encore un jour où nous étions tous bien joyeux. . . C'est moi qu'étais Y parrain.. . J’avais acheté un habit neuf à la foire à Saint-Pons, et des dragées plein mon bonnet.. . On n’ prévoyait pas dans c’ temps-lb que. . . enfin altendez-moi, m'sieur... j' va fair’ la commission de madame Geneviève. (Il sort en mettant sa veste.)