JEAN, PIERRE
pierre, entrant. J’étais ben sûr que tu ne serais pas en relard... lu es seul ?
jean. Tu vois... j’attends Luidgi.
PIERRE. 11 viendra toujours trop têt.
jean. Porce que?
pierre. Pjrcoquoça d’vrait être défendu qu’un brave homme comme loi risque sa vù»
contre celle d’un brigand comme lui.
jran. Comment voux-tu que je me délivre do lui, autrement qu’en duel?...
Pierre, ilaih!... si on voulait me laisser faire... avec mu bonne trique...
J ban. Sois donc tranquille... j’ai sur moi I© chapTel d’ ma mère et j’ai prié F Dieu des braves gens... (' pendant, vois-tu, Pierre, fout tout prévoir. Si 1’ destin veut qu’un’ balle m’ouvre le ch’min du champ d'asile. l’iras ben viie dire au colonel lloger qu* c’est lo comte qui a fait fusiller son père et lu l* joindras à lui pour protéger ma fille.
pierre. T’as pas besoin de m’ recommander ça. (A part.) S’il savait qu’ j’ai déjà tout raconte au >‘ulonel.
MOREL, paraissant au fond. Lequel do vous se nomme Pierre ?
pierre. C'est moi. Que m’ voulez-vous?
morel. Vous dire qu’un monsieur, qui vient de descendre de cheval, m'a chargé de vous annoncer que, comme témoin de l'adversaire d© votre ami, il est à vos ordres.
pierre, à part. Déjà! (Haut.) Où ©sl-il?
morbl. Je vais vous conduire auprès d© lui.
pierre. (Test bien. (Il va prendre les pistolets.)
morbl, montant au fond. Je crains toujours d'être reconnu.
pierre, à part en prenant Us pistolet*. J’suis pas fiché d’Ies tenir.
jean, à Pierre. Tu sais, Pierre... à quinze pas... et feu, jusqu'à c’que mort s’en suive.
pierre. Sois tranquille ot compte sur moi.
{A port ) J’vas lâcher d’t rallier ça en longueur, nous avons le temps. (Il tort avec Marti gui fui désigne U chemin à gauche .)